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Pas de décisions radicales

Envers et contre tous, le CIO garde le cap sur les Jeux de Tokyo

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Photo AFP Le président du comité organisateur des Jeux de Tokyo, Toshiro Muto, s’est adressé mardi à un parterre de journalistes munis chacun d’un masque.

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Les athlètes doivent garder les Jeux olympiques de Tokyo à leur agenda comme prévu, répète le Comité international olympique (CIO), qui admet toutefois que la route comporte maintenant quelques cahots.

Une nouvelle vague d’annulations et de reports d’événements sportifs européens durant la journée de mardi (Euro 2020, Internationaux de tennis de France, classiques cyclistes, etc.) n’a pas fait déroger les instances olympiques de leur objectif de tenir les Jeux de Tokyo, du 24 juillet au 9 août.

« Il n’est pas nécessaire de prendre des décisions radicales, et toute spéculation à ce stade serait contre-productive », a indiqué mardi le CIO, suite à la première d’une série de consultations menée auprès des fédérations sportives internationales sur l’impact de la pandémie de la COVID-19.

Sélections difficiles 

Le CIO reconnaît que « la situation relative [à la] COVID-19 a un impact sur les préparatifs des Jeux [...] et évolue de jour en jour ».

Parmi certains soucis viennent en tête de liste les processus de sélection dans les différents sports. Selon le CIO, quelque 57 % des 11 000 laissez-passer pour les athlètes ont déjà été attribués. Le report de plusieurs événements de qualification complique la répartition des 43 % restants, ce pour quoi le CIO s’est dit ouvert à être flexible.

Le water-polo dans l’inconnu 

Cette incertitude concerne notamment le programme canadien de water-polo. Si l’équipe féminine est déjà qualifiée pour les Jeux, le sort de l’équipe masculine relève de l’inconnu. La fédération internationale (FINA) a reporté du 31 mai au 7 juin le tournoi de qualification initialement prévu à Rotterdam du 22 au 29 mars. La FINA a indiqué qu’elle reconfirmera ces nouvelles dates d’ici au 30 avril.

« C’est impossible à prévoir ce qui va arriver avec le processus de qualification. Il y a des conséquences différentes sur les sports individuels et sur les sports collectifs. Il n’y a à peu près personne qui sait où on s’en va. J’ai parlé aux gens du Comité olympique canadien, qui sont tous dans l’attente comme nous », affirme le directeur général de Water Polo Canada, Martin Goulet, joint mardi à son bureau d’Ottawa, que la fédération s’apprêtait à fermer jusqu’à nouvel ordre.

Des rencontres entre le CIO et les Comités nationaux olympiques, des représentants d’athlètes, le Comité international paralympique et d’autres fédérations sportives suivront ces jours-ci.

Le relais comme prévu

Entre-temps, les Jeux de Tokyo ont annoncé mardi que le relais de la flamme olympique s’ébranlera comme convenu le 26 mars. Le défilé rituel sillonnera les rues du Japon, durant les quatre prochains mois, sans restriction pour les spectateurs invités à se masser le long du parcours, malgré la menace de la pandémie.

Ce relais pourrait cependant être interrompu ou reporté, selon ce qu’a fait savoir le président du comité organisateur, Toshiro Muto, qui s’est adressé mardi à un parterre de journalistes munis chacun d’un masque.

Quelques heures plus tôt, l’un des deux vice-présidents du Comité olympique japonais, Kozo Tashima, avait annoncé avoir été déclaré positif à la COVID-19.

« La décision du CIO [sur le sort des Jeux] ne sera pas dictée par des intérêts financiers car, grâce à ses politiques et assurances en matière de gestion des risques, le CIO sera dans tous les cas en mesure de poursuivre ses opérations et d’accomplir sa mission qui est d’organiser les Jeux olympiques », a spécifié l’instance basée à Lausanne, qui a rappelé son lien décisionnel avec l’Organisation mondiale de la santé.