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Quand la télé aide à démystifier la maladie mentale

Laurence Côté, travailleuse sociale à l’Hôpital Douglas, dans le documentaire «Cerebrum – 24 heures au cœur de la réalité».
Photo Courtoisie Laurence Côté, travailleuse sociale à l’Hôpital Douglas, dans le documentaire «Cerebrum – 24 heures au cœur de la réalité».

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De Cerebrum à Mon fils, en passant par Lâcher prise, les séries de fiction nous parlent beaucoup de santé mentale cet hiver. Mercredi soir, la question sera abordée plus directement dans un documentaire. 

Intitulé Cerebrum – 24 h au cœur de la réalité, ce film narré par Claude Legault et présenté à Radio-Canada expose le quotidien de différents travailleurs en santé mentale au Québec : un infirmier, une travailleuse sociale, une psycho-éducatrice et une psychiatre traitant des patients souffrant d’un trouble de personnalité limite.   

Le 5 février dernier, les réalisateurs Éric Blouin, Nathalie Bibeau, Jean Lefebvre et Marc-André Chabot ont accompagné ces héros anonymes durant toute une journée. Et quelle journée ! 

Parmi les moments forts du film, signalons ce court portrait de Gilles Bégin, un pair aidant, c’est-à-dire un intervenant ayant personnellement connu des troubles de santé mentale. Le système de santé retient ses services en souhaitant qu’il crée un espoir de changement auprès des personnes qu’il rencontre. Ces dernières doivent souvent surmonter un problème de consommation de drogue ou d’alcool, comme Alain, un quinquagénaire qui enfile les bouteilles de bière pour diminuer son anxiété.  

« J’en prends régulièrement, avoue candidement l’homme devant l’objectif. La différence, c’est qu’astheure, quand j’en ai bu 6-8 maximum, j’arrête. Tandis qu’avant, j’en buvais 12-16. » 

Admiration sans bornes 

Après avoir regardé Cerebrum, le documentaire, vous ressentirez sans doute une profonde admiration pour Alain et compagnie. Ces travailleurs en santé mentale font preuve d’un dévouement remarquable. Seul bémol : on aurait aimé voir comment ils parviennent à recharger leurs batteries quand ils rentrent chez eux, une fois leur journée de travail terminée. 

La télévision s’est toujours intéressée aux troubles de santé mentale. C’est particulièrement évident cette année, alors que Club illico vient de mettre en ligne Mon fils, une excellente série d’Anne
Boyer et Michel D’Astous (L’heure bleue) à propos d’un ado atteint de schizophrénie. Du côté de Radio-Canada, on retient Cerebrum, un drame de Richard Blaimert (Nouvelle adresse) qu’on peut rattraper sur ICI Tou.tv, et Lâcher prise, qui traite avec humour et sensibilité d’épuisement professionnel.  

  • Cerebrum – 24 heures au cœur de la réalité, sur ICI Télé mercredi soir à 21 h.