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Coronavirus: des mesures strictes dans les centres d’hébergement pour femmes

Une femme porte un masque pour se protéger contre le coronavirus à la Grand-Place de Bruxelles, en Belgique.
AFP Une femme porte un masque pour se protéger contre le coronavirus à la Grand-Place de Bruxelles, en Belgique.

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Les victimes de violence conjugale ont toujours accès à leurs centres malgré la crise de la COVID-19, a fait savoir la directrice générale de la Fédération des maisons d’hébergement pour femmes (FMHF), Manon Monastesse.  

«Toutes les maisons mettent en place des mesures strictes sanitaires pour faire en sorte qu’il n’y ait pas de propagation», a affirmé la directrice générale, qui avait traversé une crise similaire, à plus petite échelle, durant l’épidémie de la grippe H1N1.  

En entretien à QUB radio mercredi matin, Manon Monastesse a réaffirmé que leurs services font partie des essentiels et que son équipe est donc en constante discussion avec le ministère de la Santé et des Services sociaux du Québec, notamment pour obtenir un meilleur accès à du matériel freinant la propagation.  

Écoutez l'entrevue complète ici:  

«Jusqu’à preuve du contraire, et dans presque toutes les maisons, il y a déjà une chambre déterminée pour mettre les femmes et les enfants en confinement», a indiqué Mme Monastesse, qui garde comme but ultime la protection des femmes et de leurs enfants, mais aussi leur santé et celles des intervenantes.  

«On va répondre au mieux qu’on peut à la situation», a-t-elle renchéri.  

La problématique d’accès aux services reste malgré tout un enjeu de taille, mais la directrice générale se veut rassurante. «Les maisons sont pleines, mais on est toujours là», a-t-elle ajouté.

Publication récente de la FMHF sur Facebook: 

Pas de mouvement depuis l’annonce du budget  

Par ailleurs, la directrice générale de la Fédération des maisons d’hébergement pour femmes devra être patiente avant de pouvoir discuter avec le gouvernement des fonds qui leur ont été accordés lors du dévoilement du budget le 11 mars dernier.  

«On avait des rencontres prévues qui malheureusement vont être décalées», a indiqué celle qui se faisait à moitié satisfaite des 181 millions $ planifiés sur cinq ans pour mieux soutenir les femmes victimes de violence conjugale.  

Même si une importante enveloppe de 120 millions $ a été octroyée directement aux maisons d’hébergement, représentant l’équivalent de 24 millions $ par année, celle-ci ne peut combler tous les besoins réels des maisons. Mme Monastesse souhaiterait un rehaussement de leur financement, d’autant plus qu’elle doit conjuguer avec la crise actuelle du coronavirus.

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