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Pas tous égaux face au coronavirus!

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Entre l’hésitation de Justin Trudeau et l’interventionnisme de François Legault face à la COVID-19, plusieurs ont salué la prestance de chef d’État du premier ministre québécois. Malheureusement, nous demeurons une province sans contrôle sur ses frontières et soumise aux décisions fédérales. C’est le prix à payer pour avoir refusé de devenir un pays.

Considérations extérieures

Après avoir été qualifié d’hurluberlu, le premier ministre canadien s’est décidé à fermer les frontières aux visiteurs étrangers, hormis les Étatsuniens. François Legault a rapidement manifesté sa satisfaction et a appuyé la décision d’Ottawa, bien que les États-Unis risquent de s’avérer la pire menace pour la propagation du coronavirus en sol canadien et québécois.

À la lumière des explications de monsieur Trudeau, on comprend qu’il y a eu beaucoup de discussions avec le pays voisin, principalement autour de considérations économiques, et que les annonces faites ont probablement été dictées par le président américain. Certains décrient la mondialisation comme source de tous les maux, mais ils oublient trop facilement l’intégration des économies des pays d’Amérique du Nord dans un traité de libre-échange.

L’économie a donc eu le dessus sur les conditions sécuritaires parce que c’est une superpuissance qui est aux commandes. Encore cette fois-ci, les représentants canadiens et québécois doivent faire preuve de souplesse dans leurs courbettes à l’égard du géant américain, comme celles observées pour l’ACEUM !

Difficultés intérieures

En prenant connaissance de la demande du syndicat des employés de la SAQ de fermer les succursales pendant que des travailleurs d’autres commerces s’inquiètent d’une réduction de leurs heures de travail ou même d’un arrêt, on constate les écarts abyssaux dans la protection des travailleurs. Facile d’exiger un arrêt des activités quand on touchera son plein salaire, plus pénible quand on se ramasse le bec à l’eau.

C’est dans ces conjonctures difficiles qu’on souhaiterait une rémunération d’État à tous les travailleurs !