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Recherche d’un vaccin: IMV se lance dans la course

Frédéric Ors, PDG de la société IMV
Photo courtoisie Frédéric Ors, PDG de la société IMV

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La biopharmaceutique IMV a annoncé mercredi qu’elle entrait dans la course en vue de trouver un vaccin contre la COVID-19, à l’aide d’une technologie déjà éprouvée dans le traitement de certains cancers et d’autres virus.  

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Cette société, qui possède des bureaux à Québec, mais dont le siège social est en Nouvelle-Écosse, a développé une «autoroute» pour atteindre et détruire plus efficacement les cellules malades. Plus de 200 patients ont reçu des immunothérapies basées sur la plateforme DPX. Maintenant que la société a identifié les cibles pour éliminer la COVID-19, la biopharmaceutique compte faire progresser le développement clinique d’un vaccin contre ce virus. 

«C’est une nouvelle façon de délivrer des ingrédients actifs au système immunitaire pour l’aider à fournir des anticorps. Cela nous permet d’attaquer le cancer, mais aussi des virus comme le coronavirus», a expliqué Frédéric Ors, PDG de la société IMV qui compte le Fonds de solidarité parmi ses investisseurs. 

Cette société croit que cette approche offre un potentiel de développement accéléré et une production rapide à grande échelle d’un vaccin. 

«Cela permettrait de diriger le système immunitaire contre des cibles que nous avons identifiées sur le virus pour neutraliser sa capacité à entrer dans les cellules humaines, donc à infecter les gens», a-t-il ajouté. 

Plusieurs chercheurs participent au développement clinique du candidat-vaccin. Ils assisteront dans les évaluations précliniques. 

«On a lancé la production. On va faire les études animales qu’il faut faire. On va parler avec Santé Canada. On espère vraiment être en position pour commencer l’essai clinique à l’été, en juillet, j’espère. Étant donné ce qui se passe, je crois qu’il est important pour les gouvernements d’avoir des résultats dans l’été ou au début de l’automne pour éventuellement être préparé si jamais ça continue ou que la COVID-19 revient plus forte à l’automne», a dit M. Ors. 

IMV ne planche pas sur un vaccin traditionnel. 

«Les vaccins traditionnels prennent le virus et ils le rendent inoffensif par différents moyens. Ils essaient d’imiter le virus sans que cela vous rende malade. Le problème avec ces vaccins-là, c’est qu’il faut être capable de produire le virus inactivé. Donc, ça veut dire qu’il faut le produire dans des œufs, comme les vaccins contre la grippe, ou de le produire dans des plantes ou des cellules animales. Il y a une contrainte très importante au niveau de la production et de la capacité à générer des vaccins en grande quantité.» 

IMV conçoit actuellement un candidat-vaccin contre la COVID-19 basé sur des études immunologiques tierces ayant comme objectif de sélectionner les molécules potentiellement immunogènes pour introduire des anticorps neutralisants, en reposant sur des données de séquençage comme le SRAS-CoV2. 

Selon M. Ors, une campagne de vaccination pourrait se mettre en branle à l’automne, si le vaccin démontre qu’il est sécuritaire et qu’il permet de générer des anticorps qui vont stopper le virus. 

«Ce qui pourrait être fait par la suite, c’est une autre étude clinique, mais de très grande ampleur qui serait l’équivalent d’une campagne de vaccination ciblée visant les personnes vulnérables qui pourrait rejoindre 20 000 ou 50 000 patients. C’est la meilleure façon d’arriver le plus rapidement possible à protéger les gens.»  

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