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Serge Savard avait fait un pari audacieux avec Saku Koivu

Saku Koivu
PHOTO D'ARCHIVES, PIERRE-PAUL POULIN Saku Koivu

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En 1993, le Canadien de Montréal gagnait la coupe Stanley pour la 24e fois. Quelques jours plus tard, l’organisation repêchait celui qui allait devenir son plus grand capitaine des années 2000: Saku Koivu. Mais Koivu n'aurait jamais revêtu l'uniforme tricolore si le directeur général de l’époque, Serge Savard, n’avait pas fini par gagner son pari...

«André Boudrias, qui s’occupait du repêchage à cette époque, était allé le voir deux ou trois fois en Europe. C’était réellement le joueur que tout le monde voulait avoir. André a mis beaucoup de pression sur moi pour qu’on s’avance, car on avait le 21e choix. Il m’a dit à plusieurs reprises que Koivu ne serait pas disponible à notre rang de sélection», a raconté le «Sénateur», mercredi, en entrevue à l’émission JiC, sur les ondes de TVA Sports.

Serge Savard
Photo d'archives, AGENCE QMI
Serge Savard

«J’ai refusé de faire ça, a confié Savard. Je voulais prendre la chance qu’il soit là, parce qu’il était de petite taille. C’était unanime dans mon groupe: Koivu aurait été le premier choix d’André si on avait repêché au 10e ou au 11e rang.»

La légende du Tricolore a eu la main heureuse... et comment! Koivu aura disputé pas moins de 1124 matchs dans la Ligue nationale de hockey (LNH) et récolté 832 points.

Lorsqu’il se remémore le Finlandais, Savard évoque un leader né.

«J’étais allé le voir dans un tournoi en Suisse quand il y a eu un lock-out dans la LNH, s’est-il souvenu. Il était très jeune, mais il était le capitaine de son équipe nationale. Il a toujours été un leader, je l’ai adoré. Malheureusement, j’ai été son directeur général pendant seulement quatre matchs. Je n’ai pas eu la chance de le diriger pendant quelques années.»