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Comment profiter des aubaines hypothécaires?

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La crise de la COVID-19 a amené la Banque du Canada à réduire son taux directeur, le faisant passer de 1,75 % à 0,75 % en moins de deux semaines.  

Résultat : une fenêtre incroyable s’ouvre à ceux qui magasinent actuellement une hypothèque. 

Un taux fixe séduisant 

Certaines institutions financières ont récemment relevé d’un poil leurs taux fixes, d’autres au contraire les ont abaissés. Dans tous les cas, les conditions restent très avantageuses. Beaucoup de prêteurs proposent des taux de cinq ans sous la barre des 2,5 %, une aubaine.  

Pour ceux qui présentent un bon dossier de crédit, le taux sur une hypothèque assurée peut être aussi bas que 2,29 % durant cinq ans, constate Hugo Leroux, président de Hypotheca, une firme de courtage hypothécaire.  

Le spécialiste, qui penche habituellement du côté de l’hypothèque à taux variable, n’hésite pas à recommander le taux fixe en ce moment.  

Un taux variable moins alléchant 

Ceux qui ont contracté une hypothèque à taux variable l’année dernière sont choyés. Ils pourraient voir bientôt leur taux descendre sous les 2 %.  

Ce n’est pas le cas cependant pour les nouvelles hypothèques à taux variable, les prêteurs ayant réduit l’écart entre leur taux hypothécaire et leur taux préférentiel. 

« L’escompte par rapport au taux préférentiel se situait ces dernières années entre 1 % et 0,50 %. On commence à voir des taux variables au taux préférentiel, moins 0,10 % », observe Gilles Bouillon, président de la firme de courtage Planiprêt.  

Pris avec un taux oscillant autour de 3,5 %, ceux qui ont contracté un prêt à taux fixe l’année dernière sont les perdants dans le contexte actuel, surtout s’ils commencent à rembourser une lourde hypothèque.  

Briser son hypothèque ?  

Pour ceux-là, il faut considérer la possibilité de briser son contrat afin d’obtenir de meilleures conditions. Si le premier prêt a été consenti par une des grandes banques ou Desjardins, la pénalité risque d’être trop salée pour rentabiliser l’opération. S’il a été obtenu auprès d’un prêteur n’ayant pas pignon sur rue (du type MCAP ou First National), la pénalité se limitera à trois mois d’intérêt. La manœuvre s’avérera payante. Très payante.  

Prenons quelqu’un qui aurait signé il y a un an une hypothèque à taux fixe de 3,5 % dont le solde s’élève à 300 000 $. Il économiserait en intérêts près de 13 000 $ au cours des quatre prochaines années en transférant vers un prêt au taux de 2,35 %, calcule Hugo Leroux. La pénalité de trois mois d’intérêt pour briser le premier contrat serait de 2625 $. 

Par les temps qui courent, qui cracherait sur une économie de 10 000 $ ?  

Conseils  

  • Ceux qui détiennent déjà une hypothèque à taux variable constateront l’effet de la baisse des taux d’ici un mois. Il est possible que les mensualités ne changent pas pour certains. Dans ce cas, une plus grande portion du paiement est consacrée au remboursement du prêt. 
  • Certains prêteurs offrent la possibilité de reporter des paiements dans des situations difficiles. Informez-vous si vous y avez droit.