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Coronavirus: premier décès en Russie

Coronavirus: premier décès en Russie
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MOSCOU | La Russie a annoncé jeudi un premier décès d’une malade contaminée par le coronavirus, une femme âgée morte cependant d’une autre cause selon les autorités qui dénombrent officiellement dans leurs statistiques 199 cas, mais toujours aucun décès.

• À lire aussi: Les derniers développements de la pandémie COVID-19 

Dans un premier temps, les autorités sanitaires de la capitale russe, Moscou, ont annoncé qu’une patiente de 79 ans, testée positive au coronavirus, était décédée « à cause d’une pneumonie ».

Hospitalisée depuis le 13 mars, elle souffrait également de diabète et d’hypertension artérielle, a précisé cette source dans un communiqué.

Dans un second communiqué diffusé après une autopsie de la patiente, les autorités sanitaires ont toutefois corrigé cette information en affirmant qu’elle n’était pas décédée directement à cause d’une pneumonie liée au coronavirus, mais « d’un caillot sanguin ».

Même si « les analyses avaient confirmé de son vivant une infection au coronavirus, la pneumonie n’est pas la cause du décès, mais le déplacement d’un caillot sanguin » dans l’artère pulmonaire, a affirmé Oleg Zaïratiants, médecin pathologiste à Moscou, cité dans le communiqué.

« Aucun décès à cause de l’épidémie de coronavirus n’a été enregistré », a affirmé ensuite l’agence fédérale Rospotrebnadzor, en charge des questions sanitaires, dans son dernier décompte qui fait état de 52 nouveaux cas de contamination dans le pays en 24 heures.

Après avoir regretté ce décès, le maire de Moscou, Sergueï Sobianine, a également précisé sur son compte Twitter que la personne, malgré sa contamination au Covid-19, était décédée à cause d’un « caillot sanguin ». 

L’agence Rospotrebnadzor a par ailleurs annoncé jeudi l’obligation pour tous les voyageurs arrivant en Russie depuis l’étranger de rester deux semaines en isolement chez eux.

Depuis le 5 mars, cette mesure s’appliquait uniquement pour ceux revenant d’une liste de pays fortement touchés par la pandémie en Europe et en Asie.

Lors d’une réunion gouvernementale retransmise en direct, le premier ministre russe Mikhaïl Michoustine a pour sa part recommandé aux Russes de « limiter leurs contacts ».

« Beaucoup commencent maintenant à réaliser tout le sérieux de la situation, mais il n’y a pas de raisons de paniquer », a-t-il ajouté.

« Nous avons (en Russie) assez de produits alimentaires », a-t-il indiqué, ajoutant que les autorités feraient « tout pour que les rayons des magasins ne soient pas vides » alors que des images d’étals vidés ont alimenté les réseaux sociaux ces derniers jours en Russie.

En début de semaine, le président russe Vladimir Poutine avait affirmé que l’épidémie du nouveau coronavirus était « sous contrôle », mais le passif des autorités en matière de gestion de crise suscite la suspicion chez de nombreux Russes.

Poutine affirme ne pas être «un tsar» 

Le président russe Vladimir Poutine a assuré ne pas être « un tsar » dans un entretien diffusé jeudi, en pleine réforme constitutionnelle qui l’autorisera à prolonger son mandat au Kremlin potentiellement jusqu’en 2036. 

« Ca n’a aucun rapport avec la réalité », a-t-il déclaré dans un entretien avec l’agence de presse publique TASS enregistré en février dans le cadre du 20e anniversaire de son arrivée au pouvoir, réagissant à l’image de tsar qui lui est parfois affublée. 

« Je travaille chaque jour, je ne règne pas. Un tsar, c’est celui qui s’assoit, vous regarde de haut et dit: “J’ordonne et ils exécutent” alors que pendant ce temps, il essaie un chapeau et se regarde dans le miroir », a-t-il ajouté. 

Coronavirus: premier décès en Russie
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Interrogé auparavant sur son intention ou non de rester au pouvoir après 2024, date de fin de son mandat, le président russe a affirmé que ce serait aux Russes de décider: « Le plus important, et c’est une question de principe, c’est l’attitude de la majorité des citoyens de ce pays. C’est une question de confiance ». 

« Je n’ai pas de réponse aujourd’hui » sur ces plans, a-t-il aussi déclaré. 

« Le tsar a dit qu’il n’est pas un tsar », a réagi immédiatement sur Twitter le principal opposant au Kremlin, Alexeï Navalny. 

Vladimir Poutine a lancé en janvier une réforme constitutionnelle qui, grâce à un amendement ajouté à la surprise générale à la dernière minute en mars, lui donnera notamment le droit d’effectuer deux mandats supplémentaires après la fin de l’actuel en 2024. 

L’amendement en question permettra à Vladimir Poutine de remettre à zéro le nombre de ses mandats présidentiels, alors que la loi russe interdit au président d’effectuer plus de deux mandats consécutifs. 

Menée tambour battant, cette réforme dénoncée par l’opposition doit être adoptée définitivement à l’issue d’un « vote populaire » prévu le 22 avril. 

 

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