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Deux entreprises veulent nourrir les travailleurs en restauration gratuitement

Deux entreprises veulent nourrir les travailleurs en restauration gratuitement
Marï Photographe

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Ce n’est pas un secret, le domaine de la restauration vit la crise actuelle durement avec les mesures mises en place pour éviter la propagation de la COVID-19.   

Afin de donner un répit aux travailleurs heurtés de plein fouet, les entreprises Cook it et Pur Vodka se sont associées pour leur offrir des milliers de repas gratuits.   

«Avant de lancer Cook it, j’ai travaillé pendant une dizaine d’années dans les restos et j’ai encore des connaissances dans le milieu. C’est donc une cause qui me touche personnellement», confie Judith Fetzer, PDG et cofondatrice de l’entreprise.    

Judith Fetzer
Marï Photographe
Judith Fetzer

  

Voyant la situation se dégrader de jour en jour, l’entrepreneure se demandait comment aider le milieu de la restauration efficacement avec les outils dont elle disposait. C’est finalement son ami et homme d’affaires derrière Pur Vodka, Nicolas Duvernois, qui l’a contactée avec une idée.    

«Il m’a appelée lundi soir pour me parler de sa proposition et, mardi, on avait mis l’initiative en place», raconte Judith.    

C’est donc mille boîtes de trois repas pour deux personnes qui seront mises à disposition des professionnels de la restauration dans les prochains jours.    

Ceux qui souhaitent participer n’ont qu’à remplir un formulaire avec leurs coordonnées et l’équipe de Cook it se chargera de contacter les heureux élus.   

Deux entreprises veulent nourrir les travailleurs en restauration gratuitement
Marï Photographe

  

Des efforts qui rapportent   

Malgré le fait qu’elle souligne la situation déplorable des restaurateurs, la PDG ne cache pas que les derniers jours ont été plus que favorables pour son entreprise. «D’ordinaire, on acquiert une centaine de clients par jour, mais actuellement, ça tourne autour de 400.»    

Pour répondre à la demande, la chef d’entreprise peut compter sur ses employés plus disponibles qu’à l’habitude. «Il y en a une centaine qui était à l’université à temps plein, qui ne pouvait pas donner plus de 10 heures par semaine. Maintenant, ils sont aptes à travailler 40 heures.»   

Les défis sont cependant de taille afin d’assurer du travail efficace et sécuritaire pour ses quelque 250 employés.    

«On vérifie premièrement qu’ils sont en parfaite santé. On a acheté des thermomètres pour tout le monde, explique l’entrepreneure. Les espaces de travail sont plus distancés qu’avant, les pauses se font séparément et on leur paye les déplacements afin qu’ils évitent les transports en commun.»    

Selon elle, la dernière mesure coûterait à elle seule environ 10 000$ par semaine à l’entreprise. Le coût de l’initiative des 6000 repas gratuits s’élèverait à 90 000$. «Oui, ce sont des dépenses considérables, mais on le fait pour une cause importante.»    

À la recherche de partenaires d’affaires   

Bien que le projet n’en soit qu’à ses débuts, l’entrepreneure espère attirer d’autres entreprises qui y prendront part. «On essaie de trouver des partenaires de différents milieux qui pourraient nous assister là-dedans.»    

Pour appuyer davantage les producteurs locaux, Cook it a d’ailleurs ouvert les portes de son «garde-manger» virtuel, une initiative qui vise à promouvoir des artisans d’ici en permettant aux clients de sélectionner divers produits dans leur boîte de repas.   

«On avait 40 produits, mais là on veut permettre à d’autres entrepreneurs d’afficher leur marchandise parce qu’on veut les aider le plus possible.»    

Si Judith a un conseil à donner à un chef d’entreprise subissant la crise actuelle, ça serait celui-ci: «Il faut faire attention à votre équipe. La priorité numéro un, c’est que tout le monde soit bien.» 

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