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Les Bourses s’enfoncent dans le chaos

Le titre de Bombardier dégringole à 45 cents, tandis que celui de Marché Goodfood explose de 20 %

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Photo AFP Les marchés ont connu une autre séance difficile, hier, et les investisseurs ne semblent pas rassurés par les mesures prises par les gouvernements pour contrer les effets de la pandémie.

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Les marchés boursiers ont recommencé à piquer du nez, hier, devant les craintes des investisseurs sur les dommages majeurs qu’inflige le coronavirus à l’économie.

La Bourse de New York a connu, hier, une autre séance chaotique, alors qu’une fois de plus on a eu recours à une interruption temporaire des transactions en cours de séance.

C’était la quatrième fois en une semaine qu’un tel mécanisme, censé prévenir les chutes trop brutales de valeurs, était utilisé.

Le Dow Jones a clôturé en baisse de 6,3 %, à 19 898 points, soit son plus bas niveau depuis février 2017. Le S&P 500 a chuté de 5,17 %, à 2398 points, et le Nasdaq, spécialisé dans les titres technologiques, a dévissé de 4,7 %, à 6989 points.

À Toronto, l’indice S&P/TSX a perdu 7,6 %, à 11 721 points, pour redescendre à son plus bas niveau depuis 2012.

Chez les entreprises québécoises, le titre du transporteur aérien montréalais Air Canada a connu une autre séance très difficile en perdant près de 19,8 %. Bombardier, qui se concentre maintenant uniquement sur les avions d’affaires privés, a dégringolé de 25 % pour toucher 45 cents.

Transat A.T., qu’Air Canada est censée acheter bientôt pour 13 $ par action, a chuté à Toronto à 5,88 $, un signe que les investisseurs doutent que la transaction aille bien de l’avant. 

Pendant ce temps, quelques rares entreprises tiraient leur épingle du jeu. C’est le cas de la québécoise Marché Goodfood qui, spécialisée dans la livraison de repas à domicile, gagnait hier 20 %, à 3,10 $.

L’enfer à venir

L’investisseur activiste milliardaire Bill Ackman a prévenu, hier, dans un entretien téléphonique très émotif accordé à la chaîne financière CNBC, que l’enfer allait arriver aux États-Unis si l’administration Trump ne prenait pas des mesures radicales pour freiner la progression de la COVID-19.

Il a raconté avoir eu en janvier un pressentiment très mauvais sur le nombre de morts que le coronavirus pourrait causer. « Ce sera la fin de l’Amérique telle qu’on la connaît », a-t-il prédit si rien n’est fait. Il a recommandé que tous les Américains qui n’ont pas absolument besoin de sortir restent chez eux pendant au moins un mois.

Ce dernier a dit que Boeing s’en allait vraisemblablement en faillite, tout comme la plupart des chaînes d’hôtels et de restaurants si la pandémie se prolongeait.

En fin de journée, hier, la Bourse de New York a annoncé qu’elle allait fermer à partir de lundi son parquet pour se limiter uniquement aux transactions électroniques dans le but de limiter le risque de propagation du coronavirus.