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«Le plus difficile » encore à venir, selon le roi saoudien

«Le plus difficile » encore à venir, selon le roi saoudien
AFP

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RYAD | Le roi Salmane d’Arabie saoudite a estimé que le monde allait traverser une « phase encore plus difficile » dans la lutte contre la propagation du nouveau coronavirus, lors d’un discours retransmis jeudi à la télévision d’État.  

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Comme d’autres pays du Golfe, le royaume est touché par la maladie de la COVID-19, avec 274 cas de personnes infectées selon un bilan officiel.  

Premier exportateur de pétrole brut au monde, il est par ailleurs frappé de plein fouet par le plongeon des cours de l’or noir lié au ralentissement économique provoqué par l’épidémie.  

« Nous traversons une étape difficile et la phase à venir sera encore plus difficile au niveau mondial dans la lutte contre la propagation rapide de cette pandémie », a déclaré le roi Salmane dans un discours diffusé par la chaîne Al-Ekhbariya, le premier d’un chef d’État du Golfe sur le sujet.  

« Les efforts acharnés en cette période difficile ne peuvent se faire qu’en unissant nos forces, par la coopération », a-t-il insisté.  

Il a en outre appelé les Saoudiens « à suivre les instructions » des autorités destinées à contenir la maladie.  

Pour en limiter la propagation, l’Arabie saoudite a pris un certain nombre de mesures comme la suspension du petit pèlerinage - la Omra -, la fermeture des centres commerciaux ou l’arrêt du trafic aérien commercial.  

Plus de 1 300 cas de nouveau coronavirus ont été enregistrés dans les pays arabes Golfe, dont les économies, particulièrement dépendantes du secteur de l’énergie, ont par ailleurs fortement subi les conséquences de la crise mondiale.  

Selon Capital Economics, l’impact combiné du nouveau coronavirus et de l’effondrement des prix du pétrole augmentera le déficit budgétaire saoudien en 2020, le faisant passer de 6,4% à 16% du PIB.