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Un ancien numéro 2 de la police de Montréal destitué

On reproche à Bernard Lamothe d'avoir fait preuve d'insubordination en refusant un poste à l'UPAC

SPVM Bernard Lamothe Inspecteur
Photo d’archives

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Un ancien numéro 2 de la police de Montréal sera destitué pour insubordination par la Ville, parce qu’il a refusé d’être réaffecté à l’Unité permanente anticorruption, a appris Le Journal.  

La saga entourant l’ex-directeur adjoint à la Direction stratégique Bernard Lamothe se poursuit. En décembre, ce dernier a déposé une poursuite 1,85M$ parce qu’il reproche au Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) d’avoir détruit sa carrière.  

Bernard Lamothe avait été suspendu avec traitement en 2017, dans la foulée d’un scandale sur les enquêtes internes du SPVM, à la suite de la diffusion d’un reportage de l’émission J.E.   

Blanchi après deux ans  

En juin 2019, soit après plus de deux ans d’enquête, il a été informé qu’il était blanchi de toutes allégations et qu’il n’y avait aucun reproche, tant au niveau criminel, que disciplinaire et que son dossier était fermé.  

«Plusieurs démarches infructueuses ont été initialement effectuées pour convenir avec le policier de sa réaffectation et de son retour au travail», selon un document officiel, dont Le Journal a obtenu copie.  

M. Lamothe a été rencontré par le directeur du SPVM Sylvain Caron le 15 janvier dernier pour l’informer qu’il serait affecté à l’Unité permanente anticorruption (UPAC) «dans le cadre d’un prêt de service afin de jouer un rôle clé auprès de ce partenaire».  

Plusieurs refus  

Or, Bernard Lamothe aurait refusé ce poste puisque qu’il voyait le tout comme une «diminution de prestige», peut-on lire.  

On a tenté de le convaincre d’accepter à deux autres reprises, pour essuyer des refus à chaque fois, précise-t-on.  

«Dans la perspective où l’affectation à l’UPAC aurait permis de restaurer de façon non équivoque la réputation de ce policier, qu’il estimait entachée par sa longue suspension, et pour laquelle, entre autre, il poursuit la Ville de Montréal, le maintien de ce refus est injustifié, et ce, en sus de l’insubordination que cela constitue», affirme le document, qui ajoute que la destitution est «la mesure qui s’impose».  

L’adoption de cette sanction, recommandée par le directeur du SPVM, a été entérinée mercredi matin à huis clos par le comité exécutif de la Ville. Elle sera soumise au conseil municipal de lundi.