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À l’an prochain...

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À chercher une ou des solutions, dans une période aussi dramatique que celle que nous vivons, on plonge parfois dans le ridicule.

Vous comprendrez que je m’arrête sur toutes les recommandations qu’on expédie au bureau de la Ligue nationale de hockey, sur l’Avenue of the Americas, à New York.

On parle d’un concept selon lequel on pourrait jeter les bases d’un tournoi composé de 24 équipes. D’autres suggèrent un tournoi comparable à celui du basketball universitaire, le March Madness.

On choisirait quatre villes représentant chacune les quatre divisions, quatre villes où la sécurité des joueurs serait assurée, et on y disputera des matchs éliminatoires.

Bref, on cherche un protocole de retour au travail répondant aux attentes.

Mais, malheureusement, je n’ai toujours pas entendu une recommandation proposant la fin de la saison et un regard vers l’avenir et sur la campagne 2020-2021.

Pourtant, n’est-ce pas la solution la plus logique ?

Comment peut-on songer à présenter des matchs pour compléter le calendrier régulier en juillet, puis les séries en août et en septembre ? Suivi par le repêchage en octobre et le début de la saison 2020-21 en novembre ?

Et Lafrenière

Est-ce qu’Alexis Lafrenière devra jouer quelques semaines avec l’Océanic de Rimouski dans le junior majeur et s’exposer à une blessure ? 

Et en ce qui concerne le marché des joueurs autonomes sans restriction, est-ce qu’Alex Pietrangelo devra poursuivre sa carrière avec les Blues pendant les mois d’août et de septembre, en supposant que St. Louis répète son exploit de l’an dernier, et risquer lui aussi une blessure grave alors qu’en principe, il devrait négocier une nouvelle entente avec l’équipe de son choix ?

Et, a-t-on pensé aux partenaires de la ligue ? Seront-ils en mesure d’investir des sommes d’argent importantes après avoir encaissé des pertes énormes ? La Ligue nationale ne sera-t-elle pas en conflit direct avec la NFL en septembre ? Avec le baseball majeur ? Ou encore avec les Jeux olympiques de Tokyo, s’ils ne sont pas annulés ?

Qu’on se donne une date butoir.

Selon les recommandations du Centres pour le contrôle et la prévention des maladies aux États-Unis, tous les événements sportifs doivent être annulés pour une période de 60 jours. Donc, jusqu’au 15 mai. 

Et encore là, c’est à condition que la propagation du virus se soit amenuisée d’une façon significative. 

Malgré tout, on demandera sans doute à ce que les événements affichent « entrée interdite ». Ce qui pourrait repousser le début des séries de quelques semaines. 

Vous noterez que je ne pense même pas à une période pour compléter le calendrier régulier.

Différents scénarios

Ne devrait-on pas plutôt s’attarder à la prochaine saison et apporter les changements qui s’imposent ? Ne devrait-on pas étudier différents scénarios afin d’améliorer le format des éliminatoires en vue des campagnes à venir ?

Pour les principaux intervenants, ne doit-on pas discuter sur les moyens qu’il faudra éventuellement adopter pour augmenter les revenus ? 

La LNH n’était-elle pas sur le point de négocier un nouveau contrat de télé avec plusieurs réseaux spécialisés ?

Gary Bettman a dit hier que son circuit se penche sur plusieurs recommandations, mais que, pour l’instant, c’était la situation dans laquelle on se trouve qui était la plus préoccupante.  

Mais, a-t-il ajouté, on est bien conscients qu’il faut respecter la tradition de la coupe Stanley.

Sûrement, Gary.

Mais, cette tradition, l’a-t-on respectée en 2004-2005 quand la LNH a fermé ses amphithéâtres pour une saison complète ? A-t-on pensé à la tradition de la coupe Stanley ?

Pas du tout.

C’était la philosophie de Bettman qui retenait toute l’attention.