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Bianca Andreescu pourra récupérer à 100%

La pause forcée lui permettra de guérir sa blessure au genou gauche

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Photo AFP Même s’ils sont séparés par la distance, Bianca Andreescu et Sylvain Bruneau continuent de se parler tous les jours.

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Plutôt que de s’apitoyer sur leur sort, Bianca Andreescu et son équipe ont plutôt décidé de voir la pause forcée actuelle de façon positive.

Après tout, la raquette canadienne venait tout juste de déclarer forfait pour le tournoi d’Indian Wells en raison d’une blessure persistante au genou gauche subie lors des finales de la WTA à la fin du mois d’octobre, en Chine. 

« Ç’a été une longue période de récupération et même si j’avais très hâte de revenir sur le terrain pour défendre mon titre à Indian Wells, je ne suis malheureusement pas à 100 % », avait-elle déclaré sur Twitter à quelques jours du début de l’événement.

Finalement, Indian Wells a été annulé, tout comme la totalité des tournois prévus sur les circuits de la WTA, de l’ATP et de l’ITF, et ce, jusqu’au 7 juin.

« C’est peut-être un mal pour un bien, a relativisé l’entraîneur d’Andreescu, Sylvain Bruneau, au cours d’un entretien téléphonique avec Le Journal jeudi. D’avoir quelques semaines additionnelles lui permettra de se remettre à 100 % de sa blessure. Ça avançait bien, on faisait des progrès, mais on voulait s’assurer qu’elle reprendrait la compétition quand l’état de son genou serait plus que parfait. Il n’était pas question de recommencer en se croisant les doigts pour que ça tienne. »

Relation à distance

Cela étant dit, la pause pourrait être très longue. Andreescu et Bruneau sont retournés chez eux et respectent les directives de distanciation sociale. Bruneau est dans les Laurentides, tandis qu’Andreescu est à Toronto. Il est donc difficile, pour les deux, de continuer à travailler ensemble.

« Bianca s’entraîne physiquement chez elle et un préparateur physique lui a conçu un programme pour qu’elle puisse garder la forme à la maison. C’est certain que ce n’est pas comme si elle s’entraînait au gymnase. Sur le plan tennis, tout est en suspens. 

« Nous demeurons en contact tous les jours. C’est certain qu’il va falloir revoir le plan quand on aura plus d’informations sur la suite des choses. Je ne suis toutefois pas inquiet du fait qu’elle ne puisse pas toucher à la balle. Bianca n’est pas une fille qui perd son tennis facilement. Maintenant, c’est important qu’elle garde une bonne forme physique et qu’elle fasse des exercices pour son genou. »

Une décision controversée

Parmi les tournois annulés, c’est Roland-Garros, qui devait se tenir du 24 mai au 7 juin, qui a fait le plus de bruit. Les organisateurs de l’événement ont annoncé qu’il aurait plutôt lieu du 20 septembre au 4 octobre. Ce faisant, ils ont créé une petite controverse dans le monde tennistique puisque ce tournoi, disputé sur terre battue, a non seulement été reporté en plein milieu de la saison de surface dure, mais, surtout, une semaine après le US Open.

Sylvain Bruneau comprend d’ailleurs la grogne de certains joueurs face à ce possible scénario.

« En tenant pour acquis que les tournois auront lieu d’ici là, ce n’est pas une situation idéale. On parle d’un changement de surface très rapide. Un joueur qui va bien jouer au US Open devra faire le voyage en Europe, s’ajuster au changement de surface et au décalage horaire pour ensuite jouer un autre grand chelem. C’est du jamais vu dans le monde du tennis. Quand tu te prépares pour un tournoi comme Roland-Garros, tu as habituellement quatre, cinq ou six semaines de préparation sur terre battue. »

Leylah Annie Fernandez garde la forme

La jeune Leylah Annie Fernandez commençait à faire du bruit dans le monde du tennis féminin, mais la COVID-19 est venue freiner son élan.

La raquette montréalaise n’a pas mis de temps à faire parler d’elle. En février dernier, elle a vaincu la Suisse Belinda Bencic, actuellement huitième joueuse mondiale, dans une rencontre de la Coupe Fed avant d’atteindre, trois semaines plus tard, la finale du tournoi d’Acapulco où elle s’est inclinée face à Heather Watson.

Elle a ensuite atteint les quarts de finale à Monterrey, après avoir vaincu Sloane Stephens en ronde des 16, tout ça avant de voir la saison mise en pause.

« C’est certain que je joue un peu de malchance. J’étais sur une bonne lancée après avoir atteint la finale, puis les quarts dans deux tournois de suite. J’étais vraiment prête pour le tournoi d’Indian Wells mais, d’un autre côté, la décision de la WTA, de l’ATP et de l’ITF est intelligente. C’est la santé qui est le plus important », a-t-elle assuré depuis sa résidence de Boynton Beach en Floride, où elle tente de garder la forme pendant cette période de crise.

Une partenaire

Heureusement pour elle, quelques terrains de tennis sont toujours accessibles dans les environs, là où elle demeure avec sa famille. De plus, son entraîneur est son père, Jorge, ce qui leur permet de continuer à travailler avec lui même en période d’isolement.

Fernandez a également la chance de compter sur une sœur, Bianca Jolie, qui est aussi une joueuse de haut niveau évoluant toujours dans les rangs juniors et avec qui elle peut échanger des balles.

« De l’avoir sur le court avec moi, à chaque jour, m’aide énormément. Elle me pousse chaque jour », assure Fernandez.

Même si elle sait qu’elle devra faire preuve de patience avant de renouer avec la compétition, Leylah Fernandez ne s’empêche pas de viser haut. Dès la reprise des activités de la WTA, elle entend tout faire en son possible pour atteindre le top 100 mondial.