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COVID-19 : les peines discontinues sont suspendues temporairement

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Les détenus qui devaient se présenter ce weekend pour purger leur peine discontinue dans une des prisons du Québec n'auront plus à le faire jusqu'à nouvel ordre pour éviter de propager la COVID-19. 

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«Les personnes qui purgent une peine discontinue dans la communauté sont considérées comme un vecteur de transmission potentiel de la COVID-19 puisqu’elles font des allées et venues dans les établissements de détention», a expliqué le ministère de la Sécurité publique (MSP), qui ajoute vouloir «protéger la santé des personnes incarcérées et des membres du personnel». 

Les individus devront par contre respecter plusieurs conditions, dont celle de demeurer en tout temps en domicile. Des contacts téléphoniques pouvant survenir à n'importe quel moment vont permettre de s'assurer de leur présence à la maison. En absence de réponse, un manquement sera consigné à leur dossier.

Mesure inhabituelle

«C’est une mesure inhabituelle qui s’applique dans des circonstances exceptionnelles engendrées par la pandémie», convient le MSP, qui rappelle que les gens ayant reçu ce type de peine «représentent un faible risque pour la société». 

On estime que la mesure touche environ 500 personnes. Dans la nuit du samedi 7 mars au dimanche 8 mars, il y avait 520 personnes incarcérées qui purgeaient une peine discontinue. Le weekend suivant, ils étaient 359, mais déjà, on refusait l'accès à ceux présentant des symptômes comme de la toux ou de la fièvre.

Cette décision est un «soulagement» pour le Syndicat des agents de la paix en services correctionnels du Québec. 

De nombreux groupes de défense des droits des détenus réclamaient aussi dette mesure. «Ces personnes peuvent représenter un risque de contamination pour les agents correctionnels et la population carcérale», souligne Mathieu Lavoie, président du Syndicat. 

Toujours pas de test de coronavirus en prison

Toutefois, celui-ci compte s'attaquer à un autre dossier, alors que les infirmières dans les prisons du Québec ne sont toujours autorisées à administrer aux détenus le test de dépistage de la COVID-19. C'est une demande qui a été formulée il y a plus d'une semaine, rappelle M. Lavoie.

En ce moment, les détenus qui doivent être testés pour le coronavirus sont conduits dans un établissement de santé. Rappelons qu'à ce jour, aucun cas de la COVID-19 n’a été confirmé dans les établissements de détention au Québec.

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