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Le Québec agit en précurseur

La fermeture des clubs de golf jusqu’à nouvel ordre au Québec trouve écho ailleurs au Canada

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Photo d'archives, AFP En juin dernier, le club Hamilton Golf and Country Club avait accueilli l’Omnium canadien RBC.

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Dans sa gestion proactive pour freiner la propagation de la COVID-19, le Québec fait figure de pionnier sur plusieurs fronts. La décision d’étendre ses consignes de fermeture des lieux sportifs à l’industrie du golf a trouvé écho d’un océan à l’autre.  

Les unes après les autres, les autorités provinciales pourraient réagir à travers le pays en limitant la pratique du sport. Dans l’Atlantique, le Nouveau-Brunswick l’a aussi interdite. Le mouvement s’opère également dans l’ouest.  

Rappelons qu’au Québec, jusqu’à nouvel ordre, le début de la saison est suspendu, autant dans les clubs publics que privés. 

« Des terrains ont décidé d’ouvrir ou de fermer à travers le pays. Ceux qui sont en opération appliquent des mesures sanitaires très strictes, a noté Nadia Di Menna, présidente de la section québécoise de l’Association des propriétaires de terrains de golf du Canada, comptant 1300 membres, dont 130 au Québec.  

« Toute l’industrie est consciente de la situation de la pandémie, a poursuivi celle qui est aussi administratrice du centre de golf Le Versant, à Terrebonne. Il faut être responsable et assurer la sécurité de tous. On accepte toutes les mesures gouvernementales. » 

Un regard vers l’avant 

Par ailleurs, en tentant de garder un brin d’optimisme dans cette pandémie secouant le monde des sports, l’organisme national Golf Canada n’a pas encore l’intention d’annuler ses deux principaux événements. 

Les omniums masculin et féminin sont toujours au calendrier, en juin et septembre respectivement. Pour l’instant, la direction de Golf Canada ne peut regarder plus loin qu’une fenêtre de huit semaines, a-t-elle fait savoir. Ce qui la mène à la mi-mai.  

Toutefois, en observant les circuits annuler et reporter des événements, elle claque quelque peu des dents. Les omniums canadiens lui permettent de générer de précieux revenus utiles au développement du sport au pays. Ils sont de plus nécessaires au programme de perfectionnement comptant 27 athlètes. Ce programme est d’ailleurs suspendu jusqu’à nouvel ordre. Les golfeurs juniors ont été renvoyés à la maison, tandis qu’on a suggéré aux pros de faire de même. 

Avec les tournois du circuit de la PGA annulés jusqu’au 10 mai et le report du Championnat de la PGA d’Amérique, second tournoi majeur de la saison, Golf Canada souhaite que son tournoi ne passe pas dans le tordeur, tout en espérant que la situation se soit améliorée d’ici là.  

« Il ne faut pas tirer trop vite sur la gâchette. En ce moment, l’omnium masculin disputé au club de golf St George’s à Toronto ne ressent aucun impact. Nous n’avions pas débuté les travaux. Toutefois, son annulation serait désastreuse pour nous », a mentionné le directeur des relations publiques de l’organisme national, Dan Pino.  

Golf Canada travaille aussi en étroite collaboration avec le circuit féminin de la LPGA, qui réorganise son calendrier. Le premier majeur de l’année, le Championnat ANA Inspiration, a trouvé sa case horaire vendredi. Il sera disputé en Californie à partir du 10 septembre, une semaine après l’Omnium féminin canadien. 

Possibilités  

Au Royaume-Uni, le Royal and Ancient (R&A) a signalé poursuivre sa préparation de l’Omnium britannique prévu du 16 au 19 juillet au sud-est de Londres.  

Quant au Tournoi des Maîtres, des indices laissent croire qu’il se tiendra à la fin octobre. Depuis le milieu de la semaine, on observe une flambée soudaine des prix des établissements hôteliers dans la région d’Augusta. Des indicateurs qui ne mentent pas quand les tarifs sont souvent plus que quintuplés pour une nuitée durant la période du Masters.  

Toujours dans l’attente d’une décision du Comité international olympique (CIO) sur la tenue des Jeux de Tokyo, la Fédération internationale de golf a bloqué les classements mondiaux en date du 11 mars dans la foulée des impacts de la COVID-19. Ces classements dictent le processus de qualification aux olympiades. Chez les hommes, celui du 22 juin dicterait les participants aux Jeux, tandis que chez les femmes, on connaîtrait les participantes le 29 juin.