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Un champion en quarantaine

Jean Pascal a mis fin à son camp d’entraînement en Floride

Un champion en quarantaine
Photo d'archives, Agence QMI

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Depuis le début de sa carrière, Jean Pascal n’a jamais reculé devant un adversaire, sur le ring ou à l’extérieur. Toutefois, il a trouvé chaussure à son pied avec la COVID-19, qui l’a forcé à annuler son camp d’entraînement.   

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Le champion WBA des mi-lourds (36-6-1, 20 K.-O.) était à Miami lorsque la pandémie a pris de l’ampleur au Québec. Il se préparait pour la deuxième défense de son titre, qui devait avoir lieu à la fin du mois de mai ou au début de juin aux États-Unis.       

«Je n’avais pas encore de date fixe pour mon prochain combat, a souligné Jean Pascal lorsque joint par Le Journal de Montréal. Cependant, je savais que j’allais remonter sur le ring avant le début de l’été.       

«J’étais parti à Miami pour faire deux semaines d’entraînement avant de mettre le cap sur Porto Rico pour la suite de mon camp. La journée où je devais me diriger vers cet endroit, ils ont fermé les frontières. J’ai alors décidé de revenir sagement à la maison.»      

Pascal s’est conformé à la recommandation du premier ministre François Legault en se plaçant en quarantaine volontaire pour 14 jours.       

«Lorsque j’ai constaté que je devais revenir, j’ai gardé mon sang-froid, a ajouté l’athlète de 37 ans. Je n’ai pas eu de problème pour revenir au Québec. Ce n’était pas le chaos à l’aéroport non plus.»     

En camp d’entraînement en Floride, Jean Pascal a dû plier bagage pour revenir au Québec.
Photo Ben Pelosse
En camp d’entraînement en Floride, Jean Pascal a dû plier bagage pour revenir au Québec.

Sans Angel   

En 2014, avant son combat contre Lucian Bute, Pascal avait tout mis en place pour éviter que les amateurs lui transmettent des microbes lors d’un entraînement public. Il avait notamment un masque. Le boxeur l’a ressorti au Québec en raison de la pandémie de COVID-19.       

«C’est ce que je porte en ce moment, a-t-il mentionné. Je suis en quarantaine, mais ma fille Angel n’est pas avec moi. Elle va demeurer avec ma tante pour la durée de mon confinement.»     

Pour revenir à la boxe, ce n’est pas la première fois qu’un de ses combats est annulé ou reporté. Il a vécu cette situation à plusieurs reprises.       

«C’est sûr que c’est plate de voir mes plans être chamboulés, a observé Pascal. C’est une perte d’argent, car on a payé des billets d’avion, des chambres d’hôtel et de la nourriture. C’est dommage de revenir à la maison et de recommencer à zéro.       

«Dans un cas où il y a une annulation en raison d’une blessure, on a déjà une autre date fixe. À cause de ce virus, on n’a aucune idée de la suite des choses. Je ne sais pas si je vais remonter sur le ring en juin, en juillet ou à l’automne.»      

Baisse de motivation   

Pascal n’hésite pas à dire qu’il est moins motivé en raison des événements actuels.       

«C’est pas mal plus difficile pour le mental que pour le physique. Lorsque j’ai une date, je suis capable d’aligner mon mental en fonction de cela. Étant donné que tout est dans les airs, c’est difficile de garder la motivation pour l’entraînement.»     

En attendant la suite des choses, Pascal peut s’entraîner à la maison, où il a un gymnase complet. Il peut également faire de la course à pied à l’extérieur.       

«C’est surtout dur de demeurer motivé dans le chaos que nous vivons en ce moment. Je me trouverais un peu égoïste d’être aussi affamé, compte tenu que des gens meurent et que plusieurs autres sont malades.»