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Une distillerie fabrique et donne son désinfectant à mains

L’entreprise de Lanoraie le distribue gratuitement dans une pharmacie locale

Coronavirus - Covid-19
Photo courtoisie, Vignoble Carone Le vigneron et distillateur Anthony Carone montre un bocal contenant du désinfectant pour les mains fait à partir de l’alcool produit dans son alambic.

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Une distillerie de Lanaudière a pris l’initiative de fabriquer du désinfectant pour les mains à partir de son alcool de raisins et d’en faire don à la population devant la soudaine frénésie pour se procurer le précieux produit en temps de coronavirus.   

« Quand on a vu qu’il n’y avait plus de désinfectant à mains dans les magasins, on s’est dit qu’il fallait faire quelque chose. On a d’abord pensé à nos concitoyens de Lanoraie, petite ville de 5000 personnes où on connaît presque tout le monde et où beaucoup sont des personnes âgées », raconte Sarah Hoodspith-Carone.   

L’alcool à plus de 70 % étant l’ingrédient principal des articles désinfectants pour les mains, Anthony Carone et Sarah Hoodspith-Carone n’ont donc pas hésité à utiliser l’alcool qu’ils produisent avec leur alambic pour en fabriquer.    

Au lieu de faire du gin  

Depuis quelques mois, en plus de ses vins, le vignoble Carone fabrique le gin Black Raven et l’eau-de-vie Utica à partir du raisin de ses vignes. Il a donc utilisé des stocks d’alcool à 70 % qu’il avait en provision afin de confectionner son gin pour en faire du désinfectant.   

Le mélange d’alcool, de glycérine, de peroxyde d’hydrogène et d’huile essentielle de lavande a pris 20 minutes à préparer, et les petites bouteilles sont parties immédiatement pour la pharmacie locale, où elles sont distribuées gratuitement depuis la semaine dernière à la population de la région et aux visiteurs.    

La pharmacienne Julie Bourgeois, du Familiprix Lanoraie, est très reconnaissante de cette initiative.    

« Ils nous les donnent, et nous, on les redistribue à la population en essayant de privilégier les cas prioritaires. C’est franchement gentil de la part du vignoble de contribuer au bien collectif. La demande est très grande ici en pharmacie. »   

La pharmacienne le confirme, ce genre d’item est nécessaire en temps de crise.   

« Le produit est certainement efficace pour les mains ou pour désinfecter une surface. À partir de 70 %, l’alcool tue tous les microbes. »   

En demande  

Les distillateurs et vignerons se préparent à produire du désinfectant tant que le besoin sera présent. L’article a d’ailleurs été si populaire qu’ils sont présentement en train d’en refaire.   

Une initiative que d’autres distilleries pourraient imiter afin d’aider leurs communautés, pourvu que les autres ingrédients demeurent disponibles, croit Sarah Hoodspith-Carone, qui ajoute qu’un coup de pouce gouvernemental pourrait également être un incitatif.    

« Nous avons pris sur nous-mêmes de faire don de notre alcool, mais ce n’est peut-être pas toutes les distilleries qui peuvent le faire », a-t-elle dit.   

Un résumé pertinent de la journée,
chaque soir, grâce aux diverses
sources du Groupe Québecor Média.