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COVID-19: comment faire face à l’isolement?

Problematic teenager using smartphone
Photo Adobe Stock

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Alors que les Québécois multiplient les efforts afin de freiner la propagation de la COVID-19, notamment en annulant toutes leurs activités habituelles, les rassemblements en famille et les contacts sociaux, nous faisons maintenant face à un autre problème : celui du confinement et de la détresse pouvant en découler.  

L’humain, un être social et relationnel 

Dès sa naissance, l’être humain évolue au sein de groupes et de structures, qu’elles soient familiales, sociales, ou encore communautaires, et ce, depuis des milliers d’années, d’autant que l’entourage est pour lui un facteur de protection. Lorsque l’on est privé de contacts humains et de relations sociales, plusieurs conséquences sur la santé mentale peuvent surgir, et certaines d’entre elles sont particulièrement importantes sur le plan psychologique.  

Impacts psychologiques de l’isolement 

En étant isolées des autres, certaines personnes peuvent devenir plus anxieuses ou inquiètes pour elles-mêmes et leurs proches. De l’agitation, de l’irritabilité, de la rumination, de la difficulté à dormir, de la fatigue ou encore de la difficulté à se concentrer peuvent survenir. Ces craintes peuvent se conjuguer à d’autres soucis occasionnés par la COVID-19, des inquiétudes quant à son état de santé ou à celui de ses proches, ou encore au stress financier lié à cette situation.   

Par ailleurs, le fait de s’isoler et de cesser ses activités quotidiennes significatives peut aussi engendrer ou accroître des sentiments d’ennui, de déception, de tristesse et parfois de dépression. Il est aussi possible de ressentir de la colère et de la frustration face à cette situation de confinement forcé.  

Certains plus à risque 

Lorsqu’elles sont isolées, les personnes âgées, les personnes déjà aux prises avec un problème de santé mentale et les personnes handicapées peuvent être plus à risque de souffrir de détresse psychologique. En plus de vivre les impacts de la solitude, les personnes ayant contracté la COVID-19 ou présentant des symptômes de rhume ou de grippe peuvent se sentir stigmatisées, ressentir de la culpabilité ou de la honte.   

Mieux gérer le retrait social 

Dans ces moments de grande tourmente, on doit faire appel à nos capacités d’adaptation. Pour ce faire, il faut mettre en place des stratégies pour faire face à cette situation. Il y en a bien d’autres, mais en voici quelques exemples :  

  1. Éviter la surexposition aux nouvelles négatives et pouvant engendrer encore plus d’anxiété. 
  2. Privilégier les téléséries et les films divertissants plutôt que de ne visionner que des films violents ou tristes. 
  3. Occuper vos journées avec des activités variées et organiser celles-ci en routines quotidiennes.  
  4. Alterner les activités physiques (marche ou séance d’exercice à la maison pour dépenser son énergie), celles qui vous stimulent intellectuellement (lecture, mots croisés, sudoku, apprentissage d’une langue, etc.) et celles qui vous détendent (musique, film, cuisine, etc.). 
  5. Dans la mesure du possible, si vous êtes confinés en famille ou en couple, alterner les activités avec des pauses solitaires pour vous détendre un peu. 
  6. Demeurer vigilant face à la consommation d’alcool et d’autres substances qui ne doivent pas devenir un refuge et qui peuvent accroître la détresse psychologique.   

Garder en tête que cette mesure exceptionnelle aura une fin. 

En terminant, il faut aussi se rappeler les raisons mêmes de ce confinement, ce qui peut aider à atténuer la détresse psychologique qui en découle. Tous les gestes comptent : en suivant les directives de santé publique, vous réduirez la possibilité d’attraper ou de transmettre la COVID-19 et vous protégerez les plus vulnérables d’entre nous. Cet épisode, qui peut sembler pénible, permettra en fin de compte de nous rassurer collectivement, tant sur nos capacités individuelles que collectives, à faire face à l’adversité.