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Il faut penser à un plan d’urgence en finances personnelles

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La situation inédite à laquelle nous faisons face exige des changements non moins exceptionnels dans la gestion de ses finances personnelles.

Dit crûment, on doit se préparer au pire.

Pour ceux qui ont été poussés au chômage, la situation pourrait durer longtemps. Pour les autres qui ont conservé leur emploi, ils pourraient grossir les rangs des chômeurs de la COVID-19.

Nous nous engageons dans une épreuve d’endurance. Il faut donc gérer de façon serrée et se ménager des réserves, que ce soit ses liquidités ou ses capacités de crédit. Voici comment faire:

  • Faites un budget

Il est recommandé en tout temps de faire un budget, mais quand la situation se corse, le budget devient incontournable. Prenez quelques heures pour traquer vos dépenses et évaluer vos revenus. Le budget vous servira tout au long de la crise, et même au-delà. L’exercice pourrait vous procurer un sentiment de contrôle, ce qui n’est pas un luxe en période d’anxiété extrême.

  • Réduire ses dépenses à l’essentiel

Ce n’est pas le temps de renouveler sa garde-robe du printemps, de changer sa télé ou même de déjouer l’ennui en achetant des babioles sur Amazon. Si vous cédez à la tentation, oui, faites-le localement et pour des choses utiles.

Si vous n’avez jamais consulté les circulaires pour connaître les rabais des épiceries et des pharmacies, le moment est propice pour vous familiariser avec le concept. C’est aussi le temps d’ouvrir vos livres de recettes.

  • Repoussez vos paiements hypothécaires

Toutes les grandes institutions finan-cières offrent en ce moment à leurs clients touchés par la crise la possibilité de repousser leurs paiements hypothécaires sans affecter leur cote de crédit. Les prêteurs insistent : les dossiers seront étudiés au cas par cas. 

Préparez-vous.

Même si une perte de revenu ne vous empêche pas de payer votre hypothèque, demandez quand même le congé de paiement. Conservez les sommes épargnées pour les urgences. Vous pouvez aussi demander au prêteur de réduire les montants de vos remboursements.

Certaines institutions sont aussi prêtes à aider leurs clients qui détiennent d’autres types de crédits, par exemple les prêts-autos. Informez-vous.

  • Payez plus tard Hydro-Québec et Énergir

Pour les mêmes raisons, retardez les paiements de vos factures d’électricité de gaz naturel si vous en avez la possibilité. Les deux sociétés ont annoncé qu’elles suspendaient leurs activités de recouvrement et se disent ouvertes à des ententes afin d’alléger le fardeau de leurs clients. Appelez-les.

  • Profitez de tous les programmes gouvernementaux

Dans la foulée de la crise, Québec et Ottawa ont annoncé une panoplie d’aides financières. Les démarches s’annoncent chaotiques, et le temps de traitement assez long. Si vous êtes visés par une des mesures, ne tardez pas à en faire la demande.

Aussi, beaucoup de Québécois ne profitent pas de crédits fiscaux auxquels ils ont pourtant droit en temps normal. « Cela concerne surtout les gens à faible revenu », souligne François Décary, président de l’Union des consommateurs. Contactez l’ACEF la plus près de chez vous ; un conseiller pourra vous aider. Consultez le site toutbiencalcule.ca pour la trouver.

  • Activez votre marge de crédit hypothécaire

Ceux dont l’hypothèque est en partie remboursée disposent d’un avantage inestimable, pour peu qu’ils ne l’aient pas gaspillé avant la crise : la marge de crédit hypothécaire. Le propriétaire peut puiser dans la valeur nette de sa maison. La marge et l’hypothèque ne peuvent dépasser 65 % de la valeur du bien immobilier.