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Jones continue sa préparation de chez lui

L’entraîneur-chef des Alouettes demeure en Colombie-Britannique durant la saison morte

SPO _ ALOUETTES RENCONTRE DES ENTAINEURS
Photo MARTIN ALARIE Comme la plupart des Canadiens, l’entraîneur-chef des Alouettes, Khari Jones, est confiné chez lui en attendant le retour à la normale.

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Même si la pandémie du coronavirus prend de l’ampleur au Canada, les entraîneurs de la Ligue canadienne de football continuent de préparer leur saison 2020. Un scénario normal dans une situation qui ne l’est pas.

Joint en Colombie-Britannique par Le Journal de Montréal dans les derniers jours, l’entraîneur-chef des Alouettes, Khari Jones, tente de travailler avec le sourire aux lèvres, comme il le fait toujours. 

« On continue d’avoir des rencontres productives avec le groupe d’entraîneurs, mais elles sont virtuelles, a précisé Jones. Ça fait quelques années qu’on utilise cette méthode en raison de l’éloignement de tout le monde. 

« On devait se rencontrer à Montréal à l’occasion du camp d’évaluation la semaine dernière, mais tout a été annulé pour les raisons que l’on connaît. »

Durant les dernières semaines, Jones a peaufiné son livre de jeux pour la prochaine campagne. La bonne nouvelle, c’est qu’il n’aura pas à se casser la tête avec l’identité de son quart-arrière partant. 

Vernon Adams Jr. sera son homme dès le jour 1 du camp d’entraînement, prévu pour le 15 mai.

On peut penser que Jones concoctera de nouveaux tracés de passes avec le retour en santé de B.J. Cunningham et l’arrivée du receveur Naaman Roosevelt et du porteur de ballon James Wilder Jr. 

En mode attente

Jones demeure avec sa femme et ses enfants dans leur résidence de Surrey. La situation est inquiétante dans cette province canadienne. 

Pas moins de 424 cas de COVID-19 et 10 décès y ont été enregistrés jusqu’à maintenant. Cela en fait la province la plus touchée au Canada. 

« La seule chose qu’on puisse faire, c’est d’écouter les experts, a précisé Jones. On est en mode attente comme tout le monde. Les gens ici sont assez disciplinés pour le moment et ils demeurent tous à la maison. 

« On va souhaiter que ça se poursuive ainsi. On est dans une situation que personne n’a jamais vécue auparavant. Il faut continuer d’écouter les gens qui s’y connaissent en la matière. »

Jones se croise les doigts pour que tous ses joueurs prennent les mesures nécessaires afin d’éviter d’attraper la COVID-19. 

« Je m’en fais pour eux. Je vais en texter quelques-uns afin d’avoir des nouvelles de leur part et de m’assurer qu’ils vont bien. »

Fier de son coup

Même s’il n’est plus possible de faire du recrutement en personne, les Alouettes continuent de rechercher du talent à toutes les positions. Ils ont notamment fait signer un contrat au quart américain Darius James
Peterson, une trouvaille de Jones. 

« Mon ancien entraîneur qui est rendu avec les Yotes du College of Idaho, Mike Moroski, m’a contacté au sujet de Peterson, a souligné l’entraîneur-chef des Alouettes. J’ai regardé les films et j’ai aimé ce que j’ai vu de lui. 

« J’ai envoyé l’information à Danny (Maciocia), qui a vu les mêmes choses, et il lui a fait signer un contrat. C’est toujours plaisant de dénicher des joueurs qui pourraient nous donner un coup de main. 

« J’ai bon espoir qu’il pourrait créer une bataille à l’interne pour le poste de réserviste à Vernon. Par contre, Matt (Shiltz) est un fier compétiteur et j’ai hâte de voir ce qu’il pourra faire à sa quatrième saison dans la LCF. »