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Décès

Enfin de retour à la maison

Le premier avion affrété par le gouvernement canadien au Maroc s’est posé à Montréal en fin de soirée hier

FD-
Photo Agence QMI, Pascal Girard Francine Moreau est rentrée hier de Puerto Vallarta, au Mexique. Ses proches l’attendaient à l’aéroport Montréal-Trudeau vêtus d’un costume de dinosaure gonflable.

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Des Québécois pris à l’étranger à cause de la fermeture de frontières dans plusieurs pays ont poussé un énorme soupir de soulagement en mettant enfin les pieds en sol canadien hier.  

• À lire aussi: [EN DIRECT 21 MARS] Les derniers développements sur la pandémie   

• À lire aussi: Sunwing continue le rapatriement de Canadiens encore à l’étranger  

• À lire aussi: COVID-19: Ottawa compte ramener des Canadiens pris au Pérou, en Espagne et au Maroc  

• À lire aussi: COVID-19: Air Canada va ramener des Canadiens coincés au Maroc samedi  

Un premier avion d’Air Canada en provenance du Maroc, spécialement affrété par le gouvernement canadien, a atterri à l’aéroport Montréal-Trudeau vers 23 h 10 hier soir.  

Le soulagement pouvait se lire sur le visage des gens qui ont pu faire la liaison Casablanca-Montréal.  

L’une des passagères, Marie Aumont, s'est dite «rassurée» d’être enfin de retour au pays, alors qu’elle craignait devoir accoucher là-bas, puisqu’elle est enceinte de six mois.  

« Ça a été compliqué, se booker le billet de retour. Le site a planté plusieurs fois et il a fallu être très alerte, a expliqué de son côté Jean-Christophe Roy, revenu lui aussi du Maroc. On est vraiment très chanceux d’être parmi les premiers.»  

Encore des milliers au Maroc  

Plusieurs passagers du vol AC809 avec qui Le Journal a pu s’entretenir avaient une pensée pour les milliers de Canadiens toujours coincés au Maroc.  

« Je connais personnellement encore plein de gens là-bas. Ils sont très nombreux, il ne faut pas les oublier. Il faut que les vols pour les rapatrier continuent », a lancé Saad Benjelloun, d’Ottawa.  

Des vols commerciaux ont aussi touché le sol au cours de la journée en provenance d’autres destinations.  

Revenue d’urgence de Puerto Vallarta avant que tous les vols soient annulés, Francine Moreau a pu serrer dans ses bras ses deux filles avant d’aller en confinement durant 14 jours. Elles avaient enfilé un costume gonflable de dinosaure, afin de se protéger de la COVID-19.  

« [Hier matin], je ne savais pas même pas si j’allais avoir de la place sur le vol. Après de longues heures d’attente à l’aéroport pour avoir des billets d’avion, j’ai pleuré en apprenant que je pouvais revenir. C’est tout un soulagement », a raconté Mme Moreau, âgée de 65 ans, qui était au Mexique depuis trois mois et demi.  

D’autres avions affrétés  

Le gouvernement fédéral a annoncé hier qu’il allait affréter des avions afin de rapatrier des Canadiens coincés à l’étranger.  

Dans un premier temps, des appareils mettront le cap vers le Pérou, l’Espagne et le Maroc pour rapatrier des Canadiens. Ces pays ont été parmi les premiers, entre autres, à fermer leur espace aérien, donnant peu de temps aux ressortissants canadiens de rentrer à la maison.  

Justin Trudeau y est toutefois allé d’une mise en garde: « On ne pourra pas joindre tout le monde, mais on fera tout ce qu’on peut pour aider le plus de gens possible ».  

« Il s’agit d’un énorme défi logistique. La situation change d’heure en heure », a expliqué hier le ministre des Affaires étrangères, François-Philippe Champagne.  

Son ministère a reçu 1000 appels et 14 000 messages en 48 heures de Canadiens pris à l’étranger.  

Les gens vulnérables auront la priorité sur ces vols, qui se remplissent rapidement.   

On s’attend à ce que des milliers de personnes rentrent au pays dans les prochains jours. Ottawa a aussi obtenu l’assurance des compagnies aériennes que les prix des billets seront raisonnables.    

  • Le gouvernement Trudeau annoncera prochainement l’envoi d’autres vols dans des destinations où le nombre de Canadiens désirant rentrer est important, comme, potentiellement, le Portugal ou encore les Philippines.   

Un rapatriement « utopique » au Pérou  

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Photo courtoisie

Un Québécois vétéran des Forces armées ne se berce pas d’illusions quant à un retour rapide au pays en provenance du Pérou. Le Canada a annoncé que le Pérou allait faire exception à la fermeture de son espace aérien pour des vols désignés. « Une opération de rapatriement prendrait une vingtaine d’avions. C’est très utopique [de penser que tout le monde pourrait être rapatrié] », croit Jonathan Wade, qui s’attend à devoir rester encore « une ou deux semaines » à Cusco. Son expérience militaire s’avère d’une aide certaine.  

Il a notamment créé un groupe Facebook de Canadiens coincés au Pérou, où plus de 300 personnes se tiennent au fait des derniers développements.  

« J’essaie de puiser dans cette expérience-là pour aider à calmer et à rassurer le monde », dit l’homme de 37 ans originaire de Québec.  

- Arnaud Koenig-Soutière, Le Journal de Québec  

Avant que l’Espagne ne ferme ses hôtels  

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Photo courtoisie

Un couple de Beauport se rend tous les jours à l’aéroport de Malaga, en Espagne, dans l’espoir d’attraper un vol vers le Canada.  

Confinés depuis une semaine et laissés pour compte après l’annulation de leur vol par Air France, François Légaré et Denise Hayes espèrent que leur voyagiste leur trouvera un billet de retour. Le couple se rend chaque jour à l’aérogare en espérant dénicher de la place sur un vol d’Air Transat.  

« Autre épée de Damoclès : c’est que tous les hôtels d’Espagne sont censés fermer leurs portes le 26 [mars] selon un décret gouvernemental », a indiqué M. Légaré.   

- Arnaud Koenig-Soutière, Le Journal de Québec  

Quand il vaut mieux rester au Maroc  

FD-
Photo courtoisie

Plutôt que de faire comme des centaines de Canadiens qui se massent dans les aéroports en espérant être rapatriés, Majorie Lapierre s’est préparée à rester aussi longtemps qu’il le faudra au Maroc. La femme de 41 ans s’est campée dans la ville d’Essaouira, à environ 370 kilomètres de Casablanca, où elle a pu dénicher un appartement auprès d’une connaissance.  

Si elle persiste dans ses tentatives pour rentrer le plus vite possible chez elle, aux Îles-de-la-Madeleine, ce ne sera pas au prix d’avoir à faire le pied de grue au milieu d’espaces publics bondés. « Je pense que je suis mieux de rester ici en sécurité plutôt que de me lancer dans des aéroports en Europe ou remplis d’Européens », estime l’artiste madelinienne, qui était bien loin de se douter que son voyage en Afrique du Nord se dénouerait ainsi à son arrivée, il y a presque trois mois. Et difficile d’avoir accès à temps à l’information émise par les autorités canadiennes en raison du décalage horaire, dit-elle.  

« Le gouvernement ne nous donne pas beaucoup de temps, déplore-t-elle. On a souvent les nouvelles à minuit, une heure du matin. »  

- Arnaud Koenig-Soutière, Le Journal de Québec  

Un résumé pertinent de la journée,
chaque soir, grâce aux diverses
sources du Groupe Québecor Média.