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Coronavirus: fini les rassemblements

Les policiers pourront sévir pour contraindre les délinquants à se disperser

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Partys de balcon, attroupements dans les parcs, barbecues dans une cour arrière, clients d’un café assis côte à côte, fêtes familiales : tous les rassemblements intérieurs ou extérieurs sont maintenant interdits au Québec.  

• À lire aussi: COVID-19 au Québec: 5 décès, dont 4 dans la même résidence  

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«L’interdiction s’appliquera dorénavant à tout rassemblement intérieur ou extérieur», peut-on lire dans une communication gouvernementale. Québec prohibait déjà les rassemblements intérieurs de 250 personnes et plus, mais vient de considérablement raffermir sa poigne.   

L’interdit ne s’applique pas aux membres d’une même résidence privée, aux lieux de travail, aux moyens de transport ainsi qu’aux commerces qui ne sont pas sous le coup d’un décret. La décision a été prise en conseil des ministres vendredi, mais uniquement communiquée samedi en soirée. Elle est valide jusqu’au 29 mars.

Le premier ministre du Québec François Legault,  la ministre de la Santé Danielle McCann, et le directeur national de la santé publique Horacio Arruda
Photo Didier Debusschère
Le premier ministre du Québec François Legault, la ministre de la Santé Danielle McCann, et le directeur national de la santé publique Horacio Arruda

Ce décret donne les pouvoirs aux corps policiers de disperser tout attroupement qui pourrait favoriser la propagation de la COVID-19, que ce soit dans un café bondé, sur la voie publique, dans une résidence privée ou même dans un lieu de culte. Pour l’instant, les corps policiers n’ont pas l’intention d’imposer des amendes ou de procéder à des arrestations. «On mise sur la collaboration des citoyens et la sensibilisation», a indiqué Stéphane Tremblay, de la Sûreté du Québec.   

Dans le cas des rassemblements extérieurs, ils seront permis «si une distance minimale de deux mètres est maintenue entre les personnes rassemblées».    

Le premier ministre François Legault et le directeur national de la santé publique, le Dr Horacio Arruda, soulignent de plus en plus souvent qu’ils peuvent faire demander aux forces de l’ordre d’appliquer les directives de la santé publique en temps de crise, même s’ils misent tout d’abord sur l’éducation.   

Début de la vague  

Le gouvernement raffermit ses pouvoirs alors que l’Europe a vécu une autre journée d’enfer. Le Québec n’est qu’au début de la vague. Quatre nouveaux décès de personnes qui habitaient toutes la même résidence pour aînés dans Lanaudière ont été confirmés, samedi. Québec compte maintenant cinq décès et 181 cas de personnes infectées, une hausse de 42 cas depuis la veille.    

Dix-neuf personnes sont hospitalisées, et 10 personnes âgées se trouvent aux soins intensifs. «Ça vient nous rappeler la force de ce virus. S’il y en a qui pensaient encore que ce n’était pas sérieux, bien, on a toutes les preuves du contraire, a lancé M. Legault samedi en conférence de presse. Mais on doit s’attendre à ce que le nombre de cas se multiplie», a-t-il ajouté.   

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Mesures draconiennes en santé  

Ce n’est pas la seule mesure draconienne que Québec vient de décréter.   

Le gouvernement Legault a aussi modifié par arrêté ministériel plusieurs dispositions de conditions des travailleurs de la santé. Ces mesures concernent, entre autres les congés, les vacances, les aménagements du temps de travail, les mouvements de personnel et l’embauche de personnel additionnel.   

À la Fédération de la santé du Québec, dans une lettre adressée aux membres, la présidente, Claire Montour, se demande si le gouvernement n’est pas en train de «couper les ailes à ses anges».    

Elle souligne que les mesures «absolument inacceptables» prévoient entre autres la suspension de tous les congés.   

Du côté de la FTQ, l’arrêté ministériel est reçu «avec consternation».   

«La FTQ regrette cette décision du gouvernement, a-t-il été mentionné dans un communiqué (...) Ces mesures ne doivent être mises en place qu’en cas d’extrême nécessité.»    

– Avec l’Agence QMI  

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