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Voyager hors des sentiers battus

ÉVA 0321 Passeport de star
Photo courtoisie Jason Roy-Léveillée dans le désert en Namibie.

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Il n’a pas l’habitude de demeurer dans les hôtels tout compris. Au contraire, le comédien Jason Roy-Léveillée aime l’adrénaline ! Il préfère voyager hors des sentiers battus. Au Pérou, il a partagé son quotidien avec une tribu indigène, et il a fait l’ascension du glacier Vallunaraju.

Plus récemment, il s’est aventuré en couple dans la brousse africaine, sans être accompagné d’un guide, pour s’approcher des grands fauves, des girafes ou des rhinocéros. Jason Roy-Léveillée n’a pas peur de grand-chose. Que ce soit pour faire de la plongée sous-marine, de l’escalade ou pour découvrir les contrées les plus lointaines, il aime prendre des risques, mais qui sont calculés. « En voyage, j’essaie toujours de me sortir de ma zone de confort. Ça me permet de grandir, d’en connaître davantage sur la personne que je suis et, bien sûr, de décrocher », dit le comédien de 36 ans qui rêve un jour de découvrir l’Indonésie.

Le comédien, avec les cheveux longs, lors de son voyage en Inde.
Photo courtoisie
Le comédien, avec les cheveux longs, lors de son voyage en Inde.

Vous avez fait un voyage au Pérou, parlez-nous de votre séjour...

J’avais 19 ans quand j’ai visité ce beau pays. Ce fut un voyage marquant, puisque c’est la première fois que je partais seul. En plus, ce séjour m’a permis de vivre toutes sortes de belles aventures. Comme cette rencontre que j’ai faite avec cet homme alors que je me trouvais dans la ville d’Iquitos située au sein de la forêt amazonienne. Il m’a invité à séjourner chez lui et je me suis donc retrouvé deux semaines dans une famille d’indigènes. Ce fut une expérience intense, mais ô combien inoubliable !

Comment s’est déroulé votre séjour ?

J’ai vécu avec sa famille dans une maison de paille complètement isolée, avec des gens qui ne portaient pas de vêtements ou presque. Comme eux, j’ai essayé de marcher pieds nus dans la nature, mais je n’ai pas été capable de le faire bien longtemps, car c’était plutôt douloureux ! Autrement, ils m’ont appris à pêcher le piranha avec une lance, ou encore à chasser le caïman qu’ils m’ont même fait goûter ! Grâce à eux, j’ai aussi appris que la nature est dotée de plantes aux vertus curatives. Bref, cette expérience m’a permis de me déconnecter totalement de mon quotidien !

À la découverte du Machu Picchu au Pérou.
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À la découverte du Machu Picchu au Pérou.

À quoi ressemble le Pérou ?

En plus de la jungle, il y a la mer et beaucoup de montagnes, dont la cordillère des Andes. Il faut savoir que le Pérou figure parmi les sept pays qu’elle traverse. J’ai donc profité de mon passage pour escalader, pendant une semaine, le glacier du Vallunaraju, haut de 5686 mètres. Ce glacier est situé dans la province de Huaraz, dans la région d’Ancash, mais cette fois, dans la cordillère Blanche. Ce fut tout un défi personnel d’atteindre le sommet puisque je n’avais jamais fait d’escalade sur glace de ma vie ! Le dernier palier a été particulièrement difficile à gravir. Nous sommes partis vers 11 h et nous n’avons atteint le sommet que le lendemain, à une heure du matin. Ce fut l’expérience la plus intense que j’ai vécue de ma vie. En raison de l’altitude qui pesait sur mon corps, j’avais un mal de cœur terrible et j’avais l’impression que mon cœur allait sortir de moi ! De plus, rendu au dernier palier, il y avait un mur de glace de 300 pieds, et je ne savais aucunement comment faire les nœuds nécessaires pour m’aider à avancer. On a donc retardé d’une journée l’ascension et j’ai dû apprendre à la vitesse de l’éclair comment faire des nœuds !

Quels ont été vos autres coups de cœur au Pérou ?

Le Machu Picchu, situé dans les Andes à 2430 mètres d’altitude. Il s’agit d’un sanctuaire doté du plus important patrimoine matériel laissé par la civilisation inca, et l’une des plus grandes réalisations archi-tecturales dans le monde. Le site a été classé au patrimoine mondial de l’humanité par l’UNESCO. J’ai peine à croire que des êtres humains ont pu bâtir une œuvre aussi incroyable, et ce, à une telle altitude.

Devant les chutes Victoria, au Zimbabwe.
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Devant les chutes Victoria, au Zimbabwe.

Vous avez aussi eu la chance d’aller en Inde ?

J’ai séjourné deux mois dans ce pays que j’appelle le « pays coup de masse dans le front ! » Assurément l’un des plus beaux voyages que j’ai eu la chance de faire dans ma vie ! En Inde, tout est différent : les mœurs, la religion, la nourriture, le mode de vie, les odeurs. Le pays est surpeuplé et tout est tellement intense ! Tu veux prendre le train, les gens se précipitent pour embarquer, et entrent même par les fenêtres. Dans les wagons, les gens s’empilent les uns sur les autres comme des sardines. Il n’est pas étonnant de se retrouver avec un inconnu qui dort sur nos genoux. D’autre part, dans les marchés publics, j’ai vu des cadavres enveloppés dans des couvertures. Ils sont laissés là jusqu’à tant que l’on puisse s’en occuper !

Qu’avez-vous remarqué d’autre ?

Le chaos est partout, mais il est organisé ! Autrement, il s’agit d’un pays aux panoramas diversifiés. J’ai fait du chameau sur des dunes, dans le désert, et j’ai escaladé des montagnes pas très loin du Népal. J’ai découvert la jungle, la mer, de grands champs d’agriculture. L’Inde est le pays de la diversité, des odeurs et des couleurs ! Les femmes sont habillées en rose, en fuchsia, en mauve, en bleu et en jaune serin ! Et des odeurs d’épices se dégagent de partout, mais je dois dire aussi que parfois, les odeurs sont plutôt nauséabondes. Pendant tout mon voyage, l’Inde m’a donné des coups de poing dans le visage ! Tous mes sens étaient activés au point où j’avais l’impression d’être 24/24 dans un rave sur l’ecstasy. C’est le dépaysement total, j’étais sur une autre planète, mais dans ma planète !

À proximité d’un lion en Afrique du Sud.
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À proximité d’un lion en Afrique du Sud.

Vous avez visité l’Afrique, racontez-nous comment s’est déroulée cette belle aventure.

J’ai visité l’Afrique du Sud, le Bostwana, la Namibie et le Zimbabwe pour aller voir les chutes Victoria, les plus hautes chutes du monde. J’étais avec mon ex-conjointe, et nous avions loué un camion sur lequel on pouvait installer une tente pour deux sur le toit ! Nous avons exploré la brousse, seuls, sans guide pour nous accompagner ! Quel coup de cœur nous avons eu à contempler tous ces paysages et à faire la rencontre d’éléphants, de girafes, de zèbres, etc. Mais nous avons dû nous montrer patients avant de faire la rencontre de notre premier lion. Ça nous a pris 31 jours avant de pouvoir en observer un de près. Nous avons finalement réussi à nous approcher à cinq, six pieds de lui, et à le photographier. Une expérience que je n’oublierai jamais ! D’autre part, j’ai trouvé très impressionnant de voir la nature de si près. Ça m’a fait réaliser que j’étais bien petit dans toute cette immensité, et que la nature est plus forte que tout !

Recommandez-vous aux gens de ne pas avoir de guide lorsqu’ils font des safaris ?

Tout dépend de notre caractère, mais moi, je me sentais prêt, car j’avais fait plusieurs voyages hors des sentiers battus dans le passé. Je suis arrivé préparé et disposé à faire face à toute éventualité. Mes risques étaient calculés. Dans la vie, il ne faut pas avoir peur d’en prendre, sinon, on passe à côté de bien des choses...

Vous avez fait la rencontre de personnes appartenant à la tribu indigène Bochimans au Bostwana, que pouvez-vous nous en dire ?

C’est un homme rencontré sur le chemin qui nous a invités dans sa tribu. Accueillir--- les touristes est une façon pour les membres de la tribu de faire un peu d’argent. Il faut dire que le gouvernement a transformé leur région en parcs nationaux. Maintenant, ils n’ont plus le droit de chasser et donc, de se nourrir comme ils le faisaient auparavant. Alors, ils doivent participer au système économique. Nous avons eu de beaux échanges. Ils nous ont montré comment ils cueillaient les racines pour aller chercher de l’eau. On a aussi appris comment chasser et comment faire un feu en pleine nature sans outils.

Quel a été votre plus grand coup de cœur en Afrique ?

Le silence, et le fait de n’avoir aucun divertissement technologique autour de moi ! Ça m’a fait du bien d’être complètement coupé du système, et de ne pas penser aux impôts, au travail, à mes ambitions, et de vivre simplement le moment présent !


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