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Décès d’un urgentologue en France: les travailleurs aux urgences seront mieux protégés

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Le décès d’un urgentologue français atteint de la COVID-19 fait des vagues jusqu’au Québec, où les travailleurs de la santé qui sont «au front» sont désormais sommés de porter au moins un masque aux urgences. 

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Jean-Jacques Razafindranazy, 63 ans, œuvrait comme médecin d’urgence à Campiègne, au nord de la France, un foyer de l’épidémie chez nos cousins, quand il a contracté le virus. Sa mort, samedi, s’est ajoutée à celles de quatre médecins du nord de l’Italie, eux aussi tombés au combat après avoir lutté dans l’un des points chauds de la pandémie. 

La tragique nouvelle s’est propagée rapidement au sein du réseau de la santé au Québec, dont «les gens au front sont inquiets», confie la Dre Diane Francoeur, présidente de la Fédération des médecins spécialistes du Québec (FMSQ). 

«Ça saisit tout le monde», réagit-elle, spécifiant qu’«ici, au Québec, on ne met personne à risque».  

Quoi qu’il en soit, deux urgentologues québécois ont déjà été déclarés positifs au virus. Un troisième cas pourrait s’ajouter, indique Gilbert Boucher, président de l’Association des spécialistes en médecine d’urgence du Québec. 

«On s’en fait beaucoup. Pas juste pour les médecins, mais aussi pour tous les employés de l’urgence. On a peur de perdre beaucoup de monde au combat», s’inquiète M. Boucher. 

Pour ne mettre personne à risque, l’approvisionnement en matériel médical revêt une importance capitale. Des médias européens rapportaient que l’un des médecins italiens décédés, Marcello Natali, 57 ans, a été déclaré positif au coronavirus après avoir dû travailler sans gants, pénurie oblige.  

Partager les erreurs 

«Malheureusement, c’est triste de dire ça, mais on apprend de leurs erreurs, pointe Mme Francoeur. Dans la littérature médicale, les Italiens ont partagé toutes leurs erreurs. On se nourrit de ces informations-là.» 

Pour «nos héros» qui œuvrent en première ligne, c’est l’approvisionnement en masques qui laissait planer de l’incertitude. «On a eu beaucoup d’inquiétudes à savoir si on allait en manquer», dit la présidente de la FMSQ. 

«Le ministère a été très créatif, ils ont rapatrié tous les stocks, dont 800 000 masques de la Ville de Montréal. Il faut que les masques soient disponibles pour ceux qui sont au front», plaide-t-elle. 

Une directive a d’ailleurs été transmise, dimanche, pour ordonner que tous les professionnels aux urgences portent au moins un masque pour se protéger. 

Selon Gilbert Boucher, la solution pour s’assurer de la sécurité des travailleurs de la santé sera de traiter chaque cas comme s’il s’agissait d’une personne contaminée par la COVID-19. «Il est temps de considérer tous les patients avec des symptômes sévères comme potentiellement atteints par la COVID-19», juge-t-il, anticipant le sommet de la crise d’ici deux semaines. 

L’heure du testament 

Effet collatéral de la crise ou simple adon: il semble que les démarches pour la confection ou la mise à jour d’un testament soient dans l’air du temps chez certains, médecins y compris, constate Le Journal. Or, même en période de crise, les éléments déclencheurs peuvent être multiples. 

Chez les médecins, des directives pour revoir les niveaux de soins des résidents de CHSLD «a sûrement initié la conversation, mais il n’y a pas de mouvement de panique», selon la Dre Francoeur. 

Le notaire Benoît Dancause confirme avoir eu quelques demandes du type, bien qu’il ne soit pas question d’une «avalanche de médecins ou de professionnels de la santé». 

«Est-ce que c’est un effet de la situation, soit que les gens ont plus de temps pour réfléchir à un dossier qui traînait et ils prennent le temps de faire les réflexions nécessaires?» questionne Me Dancause, ajoutant que ce n’est «pas une mauvaise chose de prévoir que s’il arrive quelque chose, les affaires seront en ordre». 

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