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Dédramatiser sans banaliser

coronavirus Legault Arruda
Photo Agence QMI, Simon Clark François Legault a confiance dans le sens des responsabilités de ses concitoyens.

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Dans ma vie professionnelle antérieure, j’avais une conseillère qui me rappelait régulièrement que trop d’informations équivalaient à ne pas en avoir assez.

Je ne sais pas pendant combien de temps il sera utile que le premier ministre tienne un point de presse quotidien et que nos médias publient chaque jour des dizaines de pages sur la COVID-19. Ils devront toutefois être sensibles aux effets d’une telle surabondance d’information. L’indifférence et l’intolérance se voisinent chez le citoyen qui croule sous une montagne de renseignements !

Mieux ici qu'ailleurs

Que la population soit préoccupée par la COVID-19 et qu’elle prenne les mesures appropriées pour endiguer sa propagation, c’est le souhait de nos dirigeants et du personnel de la santé. Cependant, il deviendrait inefficace de monter des segments de population les uns contre les autres, d’où l’importance du bon dosage dans l’information transmise.

La grande majorité des personnes se plie avec bonne grâce aux exigences des autorités de la santé publique. Bien qu’il y ait quelques récalcitrants, les efforts se déploient chez les influenceurs pour leur rappeler les règles de sécurité. Sortir la police et multiplier les contraventions, comme le suggèrent certains, exacerberait l’anxiété et la colère, contrairement aux intentions du premier ministre qui veut ses concitoyens rassurés et responsables.

Grâce au gouvernement Legault, qui a vite mis en place les mesures essentielles et qui suit de près l’évolution de la situation, l’épidémie progresse moins rapidement qu’ailleurs en ne générant pas une chasse aux sorcières comme celles observées dans d’autres coins de la planète. Entre le négationnisme des autorités chinoises au début de l’épidémie et l’irresponsabilité américaine en pleine crise, nos autorités ont su être prévoyantes et mettre rapidement en place les mesures de prévention. Ainsi, il devient inutile que les médias donnent le nom des personnes atteintes du virus ou des personnes négligentes pourchassées par la police.

Toutefois, un peu moins de COVID-19 et un peu plus d’autres nouvelles feraient du bien à l’âme au cours des prochains jours.

Transformer la crise en opportunité

Dans une conjoncture où les pertes d’emploi se multiplient, le premier ministre annonce qu’il accélérera les travaux d’infrastructures et nous invite à acheter des produits québécois. Il y a là une bonne occasion d’accroître notre autonomie dans une production de biens essentiels qui pourrait également générer du travail dès à présent.

La souplesse que le gouvernement s’est donnée en suspendant les conventions collectives du secteur de l’éducation pourrait lui permettre de déployer des ressources supplémentaires dans l’accompagnement des citoyens et des entreprises qui se butent aux dédales des administrations publiques.

Sur le plan individuel, il ne peut y avoir meilleur bénéfice que de celui de renouer avec du temps libre pour mener à terme des projets qui avaient pris le chemin des oubliettes.

Droit devant, on en sortira avec une planète plus consciente de sa fragilité et du besoin de solidarité entre les nations pour faire face aux grands cataclysmes.