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Justin Trudeau insiste : il faut rester chez soi pour aider à contrer la propagation

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OTTAWA | Le premier ministre Justin Trudeau a, de nouveau, demandé aux Canadiens de s'isoler le plus possible pour lutter contre la pandémie, tandis que sa ministre de la Santé a laissé planer la menace d'amendes et d'accusations pour les récalcitrants.

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«Merci à tous ceux qui suivent les directives. Pour ralentir la propagation du virus, on doit tous faire notre part. On doit tous faire des sacrifices pour protéger notre santé et celle des autres. [...] Il faut rester chez soi. Il faut pratiquer cette distance sociale, c'est essentiel. Il faut freiner la propagation du virus», a appelé dimanche matin le premier ministre en point de presse devant sa résidence de Rideau Cottage, à Ottawa, où il demeure en isolement puisque sa conjointe a contracté la COVID-19.

Le premier ministre exclut cependant de recourir à la loi sur les mesures d'urgence pour le moment afin de forcer les Canadiens à demeurer en quarantaine, préférant s'en remettre aux appels à l'isolement volontaire.

Selon lui, les provinces peuvent mettre en place elles-mêmes des mesures pour limiter les déplacements. Le fédéral, pour sa part, pourrait intervenir si la situation dérape. «On n'est pas rendu à ce point-là», a soutenu M. Trudeau.

De son côté, la ministre fédérale de la Santé, Patty Hajdu, s'est montrée plus intransigeante que son chef.

«Quand on parle de 14 jours de quarantaine, c'est 14 jours de quarantaine. Ce n'est pas le temps d'aller à l'épicerie où de voir ses voisins», a-t-elle clamé en conférence de presse à l'attention des gens de retour de voyage.

«Nous allons utiliser tous les outils à disposition dans notre coffre pour s'assurer du respect [des mesures de confinement]. Nous avons des mesures comme des amendes qui peuvent aller jusqu'à des accusations criminelles», a-t-elle poursuivi.

Rapatriement

Par ailleurs, M. Trudeau a assuré que son gouvernement fait tout en son possible pour rapatrier les Canadiens coincés à l'étranger et a appelé les Canadiens à demeurer chez eux.

«Je sais que beaucoup de gens ont encore de la difficulté à trouver un vol pour rentrer au pays», a reconnu Justin Trudeau, en rappelant qu'en tout temps, environ 3 millions de Canadiens se trouvent à l'étranger.

Le premier ministre a mentionné que les principaux transporteurs au pays préparent des vols pour rapatrier le plus de Canadiens possible. WestJet en effectuera une trentaine de lundi à mercredi, Sunwing offre gratuitement ses sièges libres sur ses vols et Air Transat travaille de pair avec Affaires mondiales Canada pour pouvoir envoyer des avions dans des pays ayant imposé des restrictions sur les voyages, a-t-il donné en exemple.

«C'est une situation sans précédent. Je sais que ça inquiète beaucoup de gens. [...] Toute la fonction publique travaille jour et nuit pour résoudre ces problèmes», a assuré M. Trudeau, qui avait admis samedi que des Canadiens demeureraient coincés à l'étranger malgré les vols de rapatriement. 

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Retour au travail des députés fédéraux

De son côté, le Parlement a confirmé que les députés fédéraux siégeront à Ottawa mardi, à partir de midi. Ce retour au travail est rendu nécessaire pour adopter un projet de loi permettant à Ottawa de mettre en place son plan de lutte contre le coronavirus, notamment sur le plan des mesures économiques d'urgence.

Les députés ne siégeront qu'une seule journée. Les partis se sont entendus pour envoyer un nombre réduit de députés représentant le nombre d'élus de chaque formation politique.

«Les Canadiens sont frappés par une crise sans précédent et le gouvernement doit intervenir rapidement pour s'assurer qu'ils reçoivent l'aide financière dont ils ont besoin», a fait valoir le leader du gouvernement libéral, Pablo Rodriguez, pour justifier la reprise des travaux parlementaires.

C'est la première fois depuis près de 30 ans que la Chambre des communes doit être rappelée de la sorte. La dernière fois, le 8 septembre 1992, les députés avaient été appelés à se prononcer sur des motions pour permettre aux Québécois de tenir un référendum sur l'accord de Charlottetown.

Ce sera la 13e fois seulement dans l'histoire des Communes que les députés sont rappelés d'urgence à Ottawa depuis l'adoption de la Constitution, en 1867.

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Un résumé pertinent de la journée,
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