/news/transports
Navigation

Des vols internationaux arrivent toujours à Québec

Deux avions de Cancún et de Newark ont atterri à l'aéroport Jean-Lesage lundi

voyage coronavirus aeroport
Photo Simon Clark Environ 90 voyageurs provenant de l’international ont atterri à Québec lundi après-midi.

Coup d'oeil sur cet article

Environ 75 voyageurs étaient lundi dans un des derniers vols d’Air Transat faisant la liaison Cancún-Québec, dont certains sont partis en vacances alors que l’éloignement social était déjà bien en place.

C’est le cas de Georges et de sa conjointe qui sont partis vers Cancún lundi dernier, malgré les mesures déjà mises en place. Ce dernier n’a jamais hésité à partir. « Pourquoi pas y aller ? » a-t-il dit en renvoyant la question.

Il affirme même avoir côtoyé des touristes provenant de pays en pleine crise. « Les dernières personnes qui sont arrivées, c’étaient des Italiens, ils ont soupé à côté de moi ». Visiblement peu inquiété, il avait tout de même un masque et des gants.

Un autre couple affichait la même insouciance après avoir passé 10 jours au Mexique.

« Là-bas, il n’y avait pas le microbe. C’est qu’à 28 degrés, il meurt automatique. Au Mexique, y’en a pas de microbe », affirmait Victor Jean. 

« Il fait trop chaud, il meurt », a renchéri sa conjointe, tout en assurant qu’ils allaient se conformer à la quarantaine. 

Or, cette croyance n’a encore été prouvée par aucune recherche scientifique.

Plan de quarantaine

D’ailleurs, les voyageurs rencontrés à l’aéroport de Québec avaient, en apparence, tous un plan bien établi pour commencer leur isolement.

« Il y a des amis qui viennent nous porter notre voiture, ils vont s’éloigner. On s’en va à maison et on reste là deux semaines », expliquait Éric Tremblay.

Les familles de touristes étaient aussi mises à contribution pour aider à leur retour selon les règles.

« Tout est réglé. Nos enfants nous ont livré nos choses à la maison », ont expliqué Diane et son conjoint, masqués. « Je vais respecter les règles comme si j’avais 70 ans », a dit la dame de 69 ans. 

Pierre Letarte, 75 ans, se dirigeait aussi directement chez lui. « Oui, quelle tristesse », a lâché celui qui était au soleil depuis deux mois et demi.

Les voyageurs du vol de Cancún disent avoir été interrogés par les autorités à leur arrivée, mais il semble bien que ces mesures ne soient pas encore mises en place au sud de la frontière. 

Plus tôt en après-midi, un vol de United a atterri en provenance de Newark. Une famille qui avait prévu de passer six mois en Argentine est arrivée à Québec après avoir fait plusieurs escales, dont trois aux États-Unis, à Houston, Los Angeles et Newark, sans passer par des mesures de sécurité.

« Aux États-Unis, y’a rien. L.A. et Newark sont dans le cœur du coronavirus et “zéro pis une barre” », a indiqué Karim Lebnam à sa sortie de l’avion à Québec.

Pas peur, car très peu de monde

Même s’il s’imposait une quarantaine, le couple, en compagnie d’un enfant, disait ne pas avoir peur d’avoir attrapé la COVID-19, rassuré par le fait qu’il y avait très peu de monde dans les vols qu’ils ont pris aux États-Unis.

« Dans ce vol-ci, on était neuf et dans un Boeing 737 qui peut contenir, quoi, 300 personnes, on était 13 », disait la dame.

Ayant loué sa résidence pendant leur absence, la famille s’est déniché une résidence en location pour les trois prochains mois.

Dans tout ce tumulte, l’homme et la femme n’avaient cependant pas vraiment prévu comment ils allaient s’organiser, notamment pour la nourriture.

« Il y a des livraisons, j’imagine », a dit la dame sans savoir que de longs délais existent présentement.