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Enseignement à distance: les profs qui le veulent pourront en faire plus

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Même si Québec mise sur des activités de révision pendant la période de fermeture scolaire, les enseignants qui veulent enseigner de la nouvelle matière pourront le faire. 

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Au cabinet du ministre de l’Éducation, Jean-François Roberge, on a précisé lundi que l’enseignement de nouveaux contenus ne sera pas interdit au cours des prochaines semaines, mais que cette nouvelle matière ne pourra être évaluée. 

«L’objectif, pendant la période de fermeture, est que les enfants continuent de consolider les apprentissages et non d’en faire de nouveaux. Le ministère de l’Éducation va envoyer des suggestions d'activités pédagogiques toutes les semaines, libre aux enseignants de les transmettre telles quelles aux élèves ou de les bonifier», a précisé Claudia Landry, porte-parole du ministre Roberge. 

Le gouvernement Legault a annoncé dimanche que les écoles seront fermées jusqu’au 1er mai. Des activités éducatives à faire à la maison seront transmises aux élèves, qui pourront les faire sur une base «optionnelle» et non obligatoire. 

Alors que plusieurs écoles privées ont mis sur pied différentes mesures pour poursuivre l’enseignement à distance, des commissions scolaires ont demandé à leurs enseignants de ne pas fournir de travail scolaire à faire pendant les deux premières semaines de fermeture, même si des profs auraient voulu aller de l’avant. 

Or, ceux qui le désirent pourront en faire plus que les mesures annoncées. 

Des directeurs d’école réclament toutefois au gouvernement Legault des directives claires à ce sujet, pour éviter la création d’un système «à multiples vitesses», qui varie selon chaque enseignant. 

«C’est ça qui nous inquiète. Si chacun commence à bâtir des affaires chacun de son côté, on va se retrouver avec un système public à 25 vitesses en éducation au Québec», lance Nicolas Prévost, président de la Fédération québécoise des directions d’établissement d’enseignement. 

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