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Les jeunes anxieux demandent de l’aide

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Les organismes d’aide aux jeunes sont submergés d’appels depuis le début de la crise de la COVID-19, au point où l’un d’eux craint même de ne pas avoir assez de bénévoles pour suffire à la tâche. 

« On a eu une hausse de presque 350 % au niveau national, les jeunes appellent beaucoup en lien avec l’isolement et l’anxiété... On veut être là pour eux », explique la gestionnaire de Jeunesse, J’écoute, Jennifer-Kim Noël. 

Le constat est identique chez Tel-jeunes, qui a aussi vu une hausse importante du volume d’appels, dont beaucoup concernant la santé psychologique. Car avec le confinement, les cours suspendus et les interdictions de rassemblement, de nombreux jeunes vivent un stress important. 

  • ÉCOUTEZ Myriam Day Asselin, coordonnatrice des contenus et partenariats à Tel-jeunes/LigneParents à QUB radio:

«Notre rôle est d’être au front. On est contacté par des centaines de jeunes, on voit qu’ils sont très préoccupés par la situation de la COVID-19», explique la sexologue et coordonnatrice de Tel-jeunes, Myriam Day Asselin.  

Outre ces appels à propos du coronavirus, l’organisme aide aussi les élèves qui avaient un suivi psychologique à l’école et qui ne l’ont plus, ou encore ceux qui vivent des problèmes à la maison.  

Il y a aussi la ligne pour les parents qui doivent gérer l’anxiété de leurs enfants, mais aussi les leurs, ajoute-t-elle. 

« Les services que nous offrons sont absolument essentiels pour aider les familles confinées, et on prévoit une hausse d’appels dans les prochains jours », prévient Mme Day Asselin. 

Bénévoles recherchés 

Pour affronter la situation, Tel-jeunes a à sa disposition des professionnels comme des travailleurs sociaux.  

Jeunesse, J’écoute répond pour sa part aux demandes avec une armée de 1600 bénévoles. Sauf qu’ils ne sont plus suffisants, affirme Mme Noël. 

« On est là 24 heures sur 24, sept jours sur sept, on est toujours présent pour aider et soutenir les jeunes, quel que soit le moment de crise ou de besoin, mais on a un gros manque de bénévoles », explique-t-elle, demandant à ceux qui peuvent offrir leur temps à s’inscrire sur le site web de l’organisme.