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Revoir les règlements

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Gary Bettman ferait, semble-t-il, avec les propriétaires de la Ligue nationale, le point d’une façon plus élargie sur la situation qui prévaut dans le monde du sport professionnel et surtout sur l’impact qu’exerce le coronavirus sur le hockey en général.  

L’un des points les plus importants serait évidemment la fiscalité, à savoir comment se comporte la ligue sur le plan financier et que faire pour amenuiser les pertes qui devraient atteindre le milliard de dollars. On peut présumer que plusieurs propriétaires iront de leurs recommandations, plusieurs ayant déjà fait parvenir, au cours des derniers jours, un plan de consolidation des finances. Bettman, qui tient informés les propriétaires sur une base quotidienne sur l’évolution de la situation, pourrait suggérer quelques idées, car, en fin de compte, le plus important pour les propriétaires, c’est l’argent.

Que faire ? 

Pour l’instant, rien du tout. Cependant, la compagnie Cepheid, selon le magazine Sports Illustrated, aurait créé un système qui permettrait aux équipes professionnelles de tester les athlètes pour la COVID-19 avant les entraînements et les matchs, et d’obtenir un résultat dans les 45 minutes. Les entraîneurs et les arbitres subiraient également le test de dépistage. Les instances de la santé aux États-Unis ont approuvé le système. Dans certains milieux, on prétend que cela pourrait accélérer le retour du sport professionnel.

Privilèges 

Mais toujours selon Sports Illustrated, on assisterait une vive réaction de la part de la population. Pourquoi privilégier les athlètes et les ligues professionnelles ? La population n’aurait-elle pas droit à participer à l’expérience que propose la compagnie Cepheid ?

Par contre, on sait très bien que les sports professionnels ne reprendront pas leurs activités avant la mi-mai. Au plus tôt.  

Et, encore là, avec la maladie qui progresse, est-il besoin d’ajouter qu’on va éventuellement pousser encore plus loin la date avancée par les Centers for Disease Control (CDC) ? Par conséquent, personne ne sait exactement quand les amphithéâtres et les stades ouvriront leurs portes.

Pour le moment, les propriétaires sont confrontés à un rival impitoyable. Il n’offre guère de compromis, si ce n’est que seules les directives strictes de nos gouvernements ralentiront sa progression.

J’aime bien les propos que tenait récemment Bill Daly, le bras droit de Gary Bettman.

« Nous devons nous attarder à la saison 2020-2021. »

Justement, pourquoi ne pas profiter de la situation, comme pendant le lock-out de 2004-2005, pour former un comité qui aurait l’opportunité de revoir entièrement le livre des règlements.

De la première à la dernière page.

Améliorer le sport 

Comme l’avait fait en 2005 un comité composé de joueurs, de directeurs généraux et de propriétaires, dont l’objectif était de proposer de nouveaux règlements, d’étudier la formule des séries éliminatoires, bref, de trouver des moyens pour améliorer le sport.

Avec une suspension décrétée le 12 mars et un retour peu probable pour compléter la saison 2019-2020, si, comme le suggère Bill Daly, on se penchait sur les règles du jeu en vue de la prochaine saison.

On pourrait s’interroger et réagir à certains règlements.

  • Ne devrait-on pas abolir le règlement ordonnant aux gardiens de limiter leurs sorties à des zones déterminées ?
  • Ne devrait-on pas modifier le règlement d’une pénalité dès qu’un joueur expédie involontairement la rondelle chez les spectateurs ?
  • Ne devrait-on pas exiger que les arbitres ne prennent pas plus de 60 secondes pour déterminer si, après la contestation d’un entraîneur, le but doit être accordé ou encore refusé ?
  • Ne pourrait-on pas revoir le règlement des pénalités ? Pourquoi accorder des privilèges à une équipe fautive ? Par exemple, le droit de dégager le territoire jusqu’à l’autre bout. Ou encore, pourquoi le joueur pénalisé ne passe-t-il pas les deux minutes au cachot même si l’adversaire marque ?
  • Devrait-on profiter de cette pause pour repenser le règlement « obstruction envers le gardien ? »  Ne devrait-on pas revenir à la formule voulant que dès qu’un joueur envahit le territoire du gardien, le jeu s’arrête ?
  • Ne devrait-on pas abolir les tirs de barrage ? On ne les utilise pas pendant les séries éliminatoires. À la fin de la saison, les victoires enregistrées en tirs de barrage n’ont plus aucun impact. Qu’on prolonge la période de prlongation à trois contre trois.
  • La Ligue nationale est-elle la seule ligue qui accorde un point pour une défaite en prolongation ?  
  • Pourrait-on suggérer quelques formules pour les séries éliminatoires ? Par exemple : dans chacune des associations, une formule où l’équipe ayant récolté le plus grand nombre de points affronte l’équipe de huitième place serait-elle plus intéressante que la formule actuelle ?

Impliquer les joueurs les plus influents, les directeurs généraux reconnus pour leur créavité et les propriétaires les plus avant-gardistes donnerait sûrement des résultats intéressants.