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Grand Prix du Canada: optimisme modéré

Le promoteur du Grand Prix du Canada n’exclut pas un report de l’épreuve

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Il faudrait que la saison de Formule 1 soit annulée dans son intégralité pour que le Grand Prix du Canada n’ait pas lieu en 2020.  

• À lire aussi: Une saison de F1 limitée entre 15 et 18 courses 

Voilà la bonne nouvelle. La mauvaise, c’est que la course au circuit Gilles-Villeneuve pourrait bien être reportée à son tour comme l’ont été les huit premières étapes de la saison en raison de la pandémie de la COVID-19. 

« Pour le moment, a mentionné François Dumontier lors d’une conférence téléphonique, le Grand Prix est toujours prévu le 14 juin. S’il y a une annonce à faire, elle aura lieu entre Pâques [le 12 avril] et le 1er mai. 

« Cette période coïncide avec les délais que nous nous sommes fixés pour retarder le montage du site, a poursuivi le promoteur de l’événement touristique le plus important au pays. On est optimistes, mais lucides aussi. » 

Le promoteur du Grand Prix du Canada, François Dumontier, ne sait pas trop sur quel pied danser.
Photo Agence QMI, Steve Madden
Le promoteur du Grand Prix du Canada, François Dumontier, ne sait pas trop sur quel pied danser.

Différent de Bakou 

La décision de reporter le Grand Prix d’Azerbaïdjan, à Bakou, annoncée lundi par ses organisateurs, a alimenté les rumeurs selon lesquelles l’escale montréalaise subirait le même sort. 

« Il ne faut certes pas nous comparer à d’autres circuits temporaires comme Bakou ou à Monaco, dont la course a été carrément annulée », a rétorqué Dumontier.  

« Contrairement à ces deux épreuves, on peut amorcer le montage plus tard sur le site parce qu’il est plus léger. Habituellement, il est entrepris au début d’avril. On peut attendre un peu. 

« Il y a beaucoup de facteurs à considérer avant de prendre une décision finale. On est en discussions avec les divers paliers de gouvernements. On est proactifs et on suit la situation de près », a-t-il souligné. 

Le Québec est en pause pendant trois semaines et la frontière avec les États-Unis est actuellement fermée. 

« Ça nous amène donc à la date butoir du 13 avril, a expliqué Dumontier. Toutes les options seront évaluées pour rendre une décision finale. Nous n’en sommes pas rendus là. » 

Calendrier remodelé 

Le patron de la F1 a fait savoir lundi qu’un nouveau calendrier serait publié à la mi-avril, au moment où il aura une meilleure idée de la situation qui prévaut dans le monde. 

Cet horaire devrait comporter entre 15 et 18 courses, a dit Chase Carey. Le record de 22 épreuves ne sera pas atteint comme prévu en 2020. 

« Tout le monde devra faire des concessions, a avoué Dumontier. Mais je peux vous assurer que Montréal est une priorité pour la F1. On a prouvé dans le passé que nous étions parmi les courses les plus populaires. » 

À l’automne ? 

Le report du GP du Canada forcerait les dirigeants de la F1 à trouver une plage favorable en tenant compte de la météo. 

« La course n’aura pas lieu au mois de novembre, affirme Dumontier. Mais on pourrait envisager la fin de l’été ou le début de l’automne. » 

Le premier Grand Prix du Canada à Montréal, marqué par la victoire de Gilles Villeneuve en 1978, a été disputé le 8 octobre. Oui, quelques flocons de neige s’étaient manifestés en matinée ! 


Dumontier n’a pas caché avoir été toujours contre cette suggestion, proposée en F1 l’an dernier, mais qui n’a jamais été mise de l’avant, de réduire de trois à deux jours la durée des fins de semaine de compétition. « Je comprends que nous vivons une situation exceptionnelle, a-t-il avancé. C’est une solution parmi d’autres qui sont envisagées. Il faudra s’adapter, mais je ne la souhaite pas. » 


Le promoteur du Grand Prix du Canada a reconnu que la vente des billets est affectée par la crise depuis la semaine dernière. « Mais, elle n’a pas cessé », a-t-il précisé.