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Coincés au Guatemala avec leur bébé de 8 mois

La famille a dû cacher à la police qu’ils étaient des touristes pour retourner à leur maison

Yan Durand, Shy-Anne Hickey et leur fille Aly-Rose Durand au Café Sky à Antigua, au Guatemala.
Photo courtoisie Yan Durand, Shy-Anne Hickey et leur fille Aly-Rose Durand au Café Sky à Antigua, au Guatemala.

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Des parents et leur fille de 8 mois coincés au Guatemala en raison de la COVID-19 ont dû mentir à la police pour avoir accès à la maison qu’ils louent afin d’être plus en sécurité. 

« Yan [son conjoint] a dû marcher plus de deux heures pour trouver quelques bananes, un petit paquet de couches, du pain, des tomates et des avocats », explique Shy-Anne Hickey jointe au bout de son clavier. 

Au Guatemala depuis le 24 février, Mme Hickey, Yan Durand et leur fillette Aly-Rose Durand se nourrissent désormais d’œufs, de bananes, de gruau, de riz, de pâtes et de quelques légumes. Tous les commerces sont présentement fermés en raison de la pandémie de la COVID-19. 

La famille se trouvait à Antigua lorsqu’elle a appris qu’un premier cas de COVID-19 avait été diagnostiqué dans ce pays le 13 mars.  

Même si elle voulait revenir au plus tôt, la famille de Bois-des-Filion, sur la Rive-Nord de Montréal, a été incapable de faire devancer son vol. 

Puis, le 16 mars, le président du pays a décidé de fermer les frontières, empêchant les gens d’entrer et de sortir du pays. Malgré l’interdiction de se déplacer, la famille s’est rendue à San Pedro de la Laguna à environ trois heures de voiture d’Antigua.  

Mentir à la police 

« Nous nous sentions plus en sécurité [à San Pedro] puisqu’on a pu y louer une maison privée », précise la mère de 29 ans, qui faisait un voyage de type sac à dos jusqu’à ce moment. 

Leur chauffeur Uber a même dû mentir à la police, qui faisait un barrage à l’entrée de San Pedro, parce que l’accès aux touristes y était interdit. 

« Notre conducteur les a convaincus qu’on habitait à San Pedro », écrit Mme Hickey visiblement soulagée par la tournure des événements. 

« On lui a dit un gros merci. Je lui ai même fait un câlin ! C’était un jeune chauffeur de 25 ans. Très gentil, très prudent lorsqu’il conduisait. Il nous a même remerciés de l’avoir choisi comme chauffeur... imagine ! Quel homme humble », poursuit-elle précisant qu’elle lui a offert un bon pourboire. 

Ils veulent rentrer 

Attirée au Guatemala en raison « des magnifiques paysages, de la nature et surtout du peuple guatémaltèque si gentil et généreux », la famille devant rentrer jeudi dernier espère retrouver son pays le plus rapidement possible. 

« Nous avons reçu un courriel [de l’ambassade du Canada, qui explique qu’elle négocie avec le gouvernement du Guatemala pour rapatrier des Canadiens sur un vol d’Air Transat vendredi], mais on n’a pas plus d’information et il est mardi soir », désespère Mme Hickey. 

Il y a tout de même du positif dans ce voyage qui se déroulait à merveille jusqu’à l’arrivée de la COVID-19. Aly-Rose a prononcé son premier mot dimanche dernier. C’était : holà [bonjour en espagnol]. 

Un pénible retour du Pérou 

Des Québécois coincés au Pérou, en Amérique du Sud, en raison de la pandémie de COVID-19 estiment que le rapatriement est chaotique.« On nous a dit que les plus vulnérables devaient embarquer dans le premier [vol], mais on comprend que ce n’est pas ça qui s’est produit. Des femmes enceintes et des diabétiques sans médicaments n’ont pas eu de place », explique Roxane Fortier, qui était partie étudier à Lima avec sa famille. 

« J’ai tenté d’acheter des billets dès que j’ai reçu le courriel, mais le site était saturé. C’est dommage que des gens vulnérables n’aient pas pu avoir de billets parce qu’ils n’ont pas vu le courriel ou qu’ils ont de la difficulté avec la technologie », poursuit-elle. 

Sous le soleil 

Des Canadiens qui devaient rentrer la nuit dernière ont fait la file sous le soleil pendant près de deux heures, mardi matin, devant l’ambassade canadienne, parce qu’ils voulaient s’assurer d’avoir une place dans l’autobus vers l’aéroport. 

 Jade Castonguay dénonce le fait que le vol se rend à Toronto et que les voyageurs sont laissés à eux-mêmes ensuite. 

« Nous prendrons un vol intérieur. Certains parlent de prendre l’autobus ou le train. On risque de contaminer des gens si on est malades », indique la femme de Terrebonne. 

Deux autres vols sont prévus jeudi et vendredi pour les Canadiens.  

« J’aimerais pouvoir partir. On peut seulement sortir pour aller à l’épicerie, et c’est troublant parce que la population commence à avoir peur des Blancs », indique Sarah Mahu, coincée à Lima.  

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