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«Comme si un 18 roues nous passait sur le corps»

Des Québécois racontent comment les symptômes du coronavirus les affectent

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Capture d’écran tirée de Facebook Sébastien Corbeil (à gauche) et Patrick Lowe (à droite) souffrent de la COVID-19 depuis maintenant 10 jours.

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Un couple de Québécois affectés depuis 10 jours par la COVID-19 est à bout de souffle. Les conjoints n’en peuvent plus de souffrir, espérant pouvoir en guérir au plus vite.  

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« Une infirmière nous dit que c’est comme courir un marathon. Là, ça fait 10 marathons, c’est épuisant, on a hâte que ça finisse. C’est inquiétant, laisse tomber en haletant le Montréalais Patrick Lowe. Ça fait vraiment longtemps qu’on a hâte que ça finisse. »  

Revenus de voyage la semaine dernière, Patrick Lowe et Sébastien Corbeil ont commencé à ressentir des symptômes dès la journée de leur retour. Depuis, les conjoints affrontent du mieux qu’ils peuvent la COVID-19 et tous ses symptômes. 

  • ÉCOUTEZ l'entrevue de Patrick Lowe à QUB Radio:

 « C’est très, très souffrant, c’est très fatigant. Le souffle court, de gros maux de tête, de la fatigue généralisée tout le temps. C’est comme si on avait un 18 roues qui nous passait sur le corps chaque jour », raconte M. Lowe.  

Prendre au sérieux  

L’homme de 53 ans se considère comme quelqu’un en forme, qui peut courir de bonnes distances, mais le coronavirus l’affecte comme il a rarement été malade dans sa vie.   

« J’ai déjà eu de bonnes grippes, mais là ça n’a rien à voir. Après trois, quatre jours, tu es remis sur pied. Maintenant, on est loin de ça », lance-t-il, invitant la population à prendre la maladie au sérieux et à écouter les recommandations gouvernementales.  

Depuis quelques jours, il a commencé à perdre le sens du goût et celui de l’odorat, ce qui l’empêche de s’alimenter. Pour ajouter à cela, les nuits sont loin de promettre un sommeil réparateur.  

« Tout goûte dégueulasse, ça enlève la faim, mais il faut manger pour prendre des forces, relate M. Lowe. Ce sont des nuits agitées. Celle d’hier, c’est comme si j’avais plongé dans une piscine, le lit était tout trempé. »  

Bon réflexe  

Un autre Québécois a eu l’excellent réflexe de s’isoler volontairement, loin de sa famille en revenant de voyage en Côte d’Ivoire, il y a une dizaine de jours. Il s’en félicite aujourd’hui, car il n’a pas infecté sa femme et ses enfants après avoir été déclaré positif à la COVID-19.  

Stevens Sarazin a réussi à ne pas contaminer sa famille en se mettant en isolement volontaire tout de suite en revenant de voyage.
Photo courtoisie
Stevens Sarazin a réussi à ne pas contaminer sa famille en se mettant en isolement volontaire tout de suite en revenant de voyage.

« Quatre jours après mon arrivée, j’ai commencé à avoir des symptômes, un mal de tête, de la fièvre. À partir de là, la panique a commencé. Je suis allé me faire dépister et dimanche matin, j’ai obtenu le résultat positif », a expliqué Stevens Sarazin à TVA Nouvelles.   

Celui-ci n’était pas en mesure de s’entretenir avec Le Journal mardi. Il disait être trop malade et souffrir d’un mal de tête intense. 

Un résumé pertinent de la journée,
chaque soir, grâce aux diverses
sources du Groupe Québecor Média.