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COVID-19 & impacts économiques : détresse chez les tenanciers de bars

Coronavirus - Covid-19
PhotoPhilippe Orfali Magnat de l’immobilier et prolifique tenancier de bar, Peter Sergakis a mis à pied 1500 employés depuis une semaine à cause de la COVID-19.

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Le magnat de l’immobilier et tenancier de bar Peter Sergakis a la réputation d’être un dur à cuire. Mais il a fondu en larmes en expliquant au Journal qu’il venait de mettre à pied 1500 personnes, au cours des derniers jours, à cause de la COVID-19. 

Alors qu’avait persisté, pendant la première semaine d’isolement, un certain optimisme chez les propriétaires de bars et de restaurants, la détresse se fait de plus en plus vive, et ce, tant chez les indépendants que dans les grands empires comme celui de M. Sergakis. 

« Ça a été la pire semaine de ma vie. On a mis 1000 personnes à pied, 500 autres cette semaine. Les gens pleurent. On pleurait avec eux autres. Qu’est-ce que tu veux qu’on fasse ? » dit-il, la voix brisée par l’émotion.  

L’homme, qui est également propriétaire d’un empire immobilier comptant autant des édifices commerciaux que résidentiels, salue les actions gouvernementales annoncées jusqu’à maintenant, mais réclame davantage d’aide pour les entreprises comme la sienne. « On doit aider les travailleurs en premier lieu, et on doit aussi aider les commerçants et les entreprises, petites et grandes », insiste-t-il, se considérant malgré tout parmi les chanceux face à cette crise. 

Des fermetures permanentes 

Même son de cloche de la part de Renaud Poulin, le directeur général de la Corporation des propriétaires de bars, brasseries et tavernes du Québec, qui regroupe plusieurs centaines d’établissements situés un peu partout au Québec.  

« Comme toutes ces entreprises, on est dans le noir en ce moment. Nos employés peuvent toucher l’assurance-emploi, mais nous, comme entrepreneurs, c’est moins clair. » 

Déjà, dit-il, « plusieurs bars » ont fermé leurs portes de façon permanente. Leur nombre n’ira qu’en augmentant, selon lui. « Il y a une détresse. Des gens sont propriétaires de bars depuis 15 ans et ils ne pourront pas passer à travers. »