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Impact : Kevin Gilmore reste confiant

Le président de l'Impact de Montréal espère encore une saison complète en MLS

GEN - POINT DE PRESSE STADE SAPUTO
Photo d’archives Le président de l’Impact, Kevin Gilmore, n’est pas prêt à appuyer sur le bouton panique.

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Le monde du sport est à l’arrêt et les inquiétudes sont nombreuses, notamment sur la santé de tous les acteurs et sur l’éventuelle santé économique des clubs. Voilà quelques sujets que nous avons abordés avec le président de l’Impact de Montréal, Kevin Gilmore.

Lors de l’annonce de la suspension des activités de la MLS, aviez-vous une idée que les choses prendraient une telle ampleur si vite ?

Quand la ligue et nous avons pris la décision de fermer les bureaux, c’est qu’on voyait ce qui se passait en Europe et on s’attendait à vivre quelque chose de similaire ici. Les mesures préventives agressives, c’est la meilleure façon d’agir.

Est-ce déjà possible de déterminer des impacts économiques sur le club ?

On a mis toutes les choses en pause, comme la campagne marketing, mais l’espérance, c’est toujours d’avoir une saison complète. On a toujours une marge de manœuvre étant donné qu’on est en début de saison. La Coupe MLS a déjà eu lieu en décembre.

Qu’advient-il du personnel de bureau qui est de retour à la maison ?

On télétravaille et les journées sont assez remplies. C’est une situation qui évolue. Dans le contexte où on s’attend toujours à avoir une saison complète [tout le monde télétravaille].

Quel genre de soutien est offert aux joueurs ? Est-ce que certains d’entre eux sont incommodés par l’idée d’être loin de leurs familles ?

On communique avec les joueurs de façon régulière. Ils ont des ressources pour rester en forme et des ressources psychologiques aussi parce que l’isolement peut être difficile. Vendredi passé, on a eu un appel avec tous les joueurs pour les informer.

Êtes-vous inquiet de la manière dont les choses se dessinent aux États-Unis ?

On s’inquiète de la situation partout. On œuvre dans une ligue américaine et il y a de grandes villes, comme New York, qui sont très atteintes. La ligue est en contact presque chaque jour avec la santé publique pour savoir ce qui se passe. On s’attend tous à ce que les choses reviennent presque à la normale dans les prochaines semaines ou mois.

Est-ce que ça vous fait craindre pour une reprise des activités en mai ?

On a des appels de façon régulière avec les présidents des clubs. Je suis une personne positive et je crois qu’on va s’en sortir et pouvoir avoir une saison complète. On s’attend à ce que la situation s’améliore. Il y en a des plus positifs que d’autres. Je suis dans le camp des optimistes.

Est-ce qu’on commence à évoquer la possibilité d’une saison écourtée ou même de ne pas jouer du tout en 2020 ?

J’imagine que la ligue regarde tous les scénarios possibles, dont celui d’avoir une saison complète avec un retour au jeu dans un délai qui nous permet de le faire. Le président de Saint-Étienne laisse entendre que la moitié des clubs de la Ligue 1 seront en faillite si la saison actuelle n’est pas terminée. Est-ce inquiétant pour une ligue comme la MLS qui tire une large partie de ses revenus de la vente de billets ? C’est un facteur qui inquiète tout le monde dans n’importe quelle ligue, même dans une ligue où les revenus sont étroitement attachés aux droits de télévision. En MLS, c’est vrai que les revenus de ventes au stade sont plus élevés qu’ailleurs, mais tous les revenus sont importants.

Est-ce que toutes les équipes pourraient survivre à un calendrier plus court ?

C’est de la spéculation de ma part, mais je regarde le genre de propriétaires qu’on a comparativement à ceux d’il y a 15 ou 20 ans, ce sont des propriétaires qui ont une ou plusieurs équipes professionnelles et qui ont des sources de capitaux. Mais on ne sait pas où va aller l’économie. Si on s’en sort avec une saison complète, je crois que ça va aller.