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Médecine: les résidents finissants pourront exceptionnellement exercer

hôpital Pierre-Boucher
Photo d’archives

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Les finissants en médecine pourront participer à l’effort de guerre contre le coronavirus, même s’ils n’ont pas encore réussi tous leurs examens.

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En raison de la pandémie, les résidents ayant complété leur formation pourront exceptionnellement exercer à titre de médecin sans avoir préalablement réussi tous les examens prescrits par la réglementation en vigueur. C’est la décision prise mardi par le Collège des médecins. 

«La situation exceptionnelle liée à la pandémie de la COVID-19 exige que nous prenions des mesures qui contribuent à augmenter la présence des effectifs médicaux sur le terrain. Le Québec a besoin de ces résidents finissants et des soins de qualité qu’ils seront en mesure de dispenser à la population», a fait valoir le Dr Mauril Gaudreault, président du Collège des médecins, dans un communiqué de presse. 

Les résidents finissants qui obtiendront un permis restrictif seront autorisés à exercer en établissement et hors établissement. Ce permis restrictif sera valide jusqu'au 30 juin 2021 et pourrait être renouvelable.

Infirmières et inhalothérapeutes 

Les étudiants en médecine et en sciences infirmières, mais également en technique d’inhalothérapie, qui devaient terminer leur scolarité ce printemps pourraient aussi venir prêter main forte au personnel de la santé d’ici peu.

Dans certains cas, les stages de fin d'étude ne sont pas complétés en raison de la fermeture des établissements scolaires. Ils pourraient toutefois bénéficier d'une «voie rapide» pour obtenir un permis de pratique.

«Évidemment, nous mettons tout en œuvre pour faire en sorte que ceux qui pourraient mettre l’épaule à la roue dans le système de santé puissent le faire le plus rapidement possible», a fait valoir mardi le porte-parole du ministre Jean-François Roberge.   

«En ce qui concerne la situation plus précise des étudiantes et étudiants en soins infirmiers et en inhalothérapie, nous étudions actuellement la question conjointement avec les ministres (Danielle) McCann et (Sonia) Lebel pour trouver la meilleure solution possible», a précisé Francis Bouchard.   

S’il appartient aux cégeps et universités de déterminer les modalités qui permettront aux étudiants de terminer leur session d’hiver, le ministère de l’Éducation va les accompagner «pour mettre en place la solution privilégiée».   

Au cabinet de la ministre Danielle McCann, on s’est dit «très ouverts» à faciliter l’intégration accélérée de ces futurs professionnels de la santé dans les hôpitaux, en cette période de pandémie.  

Les intégrer avant d’être débordé

L’Ordre des infirmières et infirmiers du Québec précise qu’elle n’a pas «de levier réglementaire» quant aux stages que doivent suivre les aspirantes-infirmières et de la diplomation qui s’en suit.    

« Nous sommes cependant satisfaits que les différentes universités aient actuellement des pourparlers en vue de définir un cadre commun qui permettrait aux étudiantes et étudiants d’entrer sur le marché du travail afin de venir offrir du renfort aux infirmières et infirmiers en exercice», a souligné Colette Ouellet.  

À la FIQ, on espère que de jeunes infirmières et inhalothérapeutes puissent se joindre rapidement au réseau de la santé pour mettre l’épaule à la roue. «On demande aux ordres et aux maisons d’enseignement, aux universités, s’ils peuvent accélérer les choses. On va les accueillir à bras ouverts», affirme le vice-président, Jérôme Rousseau.

Il signale que les étudiants et étudiantes qui ont complété au moins deux ans de formation sont souvent appelés à donner un coup de main l’été et durant la période des fêtes.  

«Pour nous, il n’y aurait aucun problème à ce qu’elles intègrent plus rapidement, plus tôt (le réseau de la santé). Au contraire, si on peut avoir des bras et les intégrer tandis qu’on a le temps, parce que ça va être ça le défi tantôt, quand on va déborder, si on peut les accueillir déjà maintenant et les former», insiste-t-il.

Les finissants veulent aider 

Des finissants en soins infirmiers du Cégep de l'Abitibi-Témiscamingue veulent aider le réseau de la santé à faire face à ce nouveau virus.

« Nous avons terminé la théorie infirmière la dernière session, ce qui nous rend aptes à remplir le rôle de CEPI (Candidat à l’exercice de la profession infirmière). Nous sommes motivés, prêts et disponibles. L’élément manquant à ce poste est notre expérience clinique, censé être acquis lors de nos stages cette session. Pourtant, celle-ci pourrait être faite sur les planchers d’hôpitaux en offrant notre aide pour passer à travers cette crise», plaide Alex Duval, dans une lettre acheminée au Journal.

« Le gouvernement mobilise des centaines de gens, mais ne reconnait pas l’aide que nous pourrions apporter. Imaginer les hôpitaux avec tout ce personnel ajouté! La prise des signes vitaux, des examens de routine, des changements de pansement, notre capacité à évaluer et traiter les personnes malades est disponible, ne reste qu’elle soit reconnue», ajoute-t-il.  

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