/finance
Navigation

COVID-19: explosion de 20% des ventes d’objets sexuels en ligne

Les vibrateurs se vendent comme des petits pains chauds en ce moment

Séduction
Photo Pierre-Paul Poulin Édith et Julien Arseneault, copropriétaires des boutiques érotiques Séduction voient déjà une hausse significative des ventes en ligne depuis les débuts de la crise.

Coup d'oeil sur cet article

Une PME d’objets érotiques a vu ses ventes en ligne gonfler de 20% depuis que les Québécois sont forcés de rester chez eux à cause du coronavirus.  

«Ces derniers jours, les ventes en ligne ont bondi de 20% et ça continue d’aller en montant. Les vibrateurs pour homme et femme sont les articles les plus vendus», lance Julien Arseneault, copropriétaire de la PME Séduction avec sa sœur Édith.    

Secouée par la pandémie, l’entreprise familiale de 120 employés, qui a son siège social à Laval, a dû fermer ses neuf boutiques pour faire face à la tempête, mais elle voit heureusement ses ventes en ligne exploser ces derniers jours.    

«On offre le lubrifiant gratuit», poursuit Julien Arseneault, qui est chargé de trouver les produits dans le vaste entrepôt de Laval.    

Exploration  

À deux pas de lui, sa sœur, Édith Arseneault, qui a pris avec lui la relève de l’entreprise de son beau-père, abonde dans le même sens. Les objets masturbateurs sont populaires en ce moment et les clients sont plus portés à essayer de nouvelles choses.     

«Les gens ont envie de faire des essais plus que d’habitude. Ils sont dans l’exploration», observe Édith Arseneault, qui porte aussi le chapeau de présidente de l’Association des boutiques et vidéos érotiques du Québec (ABVEQ), qui a pour mission de démystifier les boutiques et vidéos érotiques.    

Alors que des millions de Québécois sont pris à la maison, plusieurs osent faire de nouvelles expériences sexuelles, si l’on se fie aux produits de fétichisme de base qui connaissent un regain de popularité en pleine pandémie.    

«Les bandoulières ou les menottes sont particulièrement recherchées», conclut la femme d’affaires.