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COVID-19: des groupes de locataires demandent un «pardon ministériel» pour le non-paiement du loyer d’avril

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En pleine crise de la COVID-19, à une semaine du 1er avril, des regroupements de locataires demandent au gouvernement du Québec d’interdire toute éviction d’un logement en raison du non-paiement du prochain mois de loyer. 

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«Pour faire tomber le stress chez les locataires vulnérables, il est primordial de faire savoir dès maintenant que toute tentative d'éviction imputable au non-paiement du loyer d'avril 2020 sera interdite», affirme la porte-parole du Front d'action populaire en réaménagement urbain (FRAPRU), Véronique Laflamme, par voie de communiqué, mercredi. 

La semaine dernière, Québec a décrété un moratoire sur l'éviction des locataires et la suspension de la majorité des audiences à la Régie du logement, tant et aussi longtemps que l'état d'urgence sanitaire sera en vigueur. 

Or, le FRAPRU et le Regroupement des comités logement et associations de locataires du Québec (RCLALQ) souhaitent voir le gouvernement aller plus loin en interdisant carrément aux propriétaires de réclamer l’éviction de leurs locataires en raison du non-paiement du prochain mois de loyer. 

«Reporter une vague d'évictions aurait des conséquences catastrophiques sur le Québec qu'il sera alors en train de se remettre de la plus grave crise de santé publique de son histoire», explique la porte-parole du RCLALQ, Marjolaine Deneault. 

Par ailleurs, les deux regroupements réclament une aide d’urgence pour les ménages qui peinent déjà à joindre les deux bouts en raison des impacts de la COVID-19. 

«Pour les 457 275 ménages locataires consacrant déjà plus de la norme de 30 % de leurs revenus au loyer, particulièrement les 195 645 en payant plus de 50 %, une perte d'emploi pourrait les mener à la rue», affirme la porte-parole du RCLALQ, Marjolaine Deneault. 

Dans un contexte où les programmes en place ne remplacent pas la totalité des revenus et où les prestations d’assurances tardent à arriver compte tenu du nombre de demandeurs qui explose, les deux groupes réclament la mise en place rapide de mesures pour éviter à certains ménages de s’endetter davantage. 

Entre autres, l’instauration d’un programme spécial de supplément au loyer d'urgence pour les ménages à faibles revenus. Et la création d'un fonds de dépannage dédié au paiement du loyer pour ceux qui en seraient exclus en raison de revenus antérieurs trop élevés. 

Comme ces programmes devraient être gérés par le gouvernement fédéral, le FRAPRU et le RCLALQ interpellent le premier ministre du Québec, François Legault, afin de faire pression sur son homologue à Ottawa.

Un résumé pertinent de la journée,
chaque soir, grâce aux diverses
sources du Groupe Québecor Média.