/sports/opinion/columnists
Navigation

Quand le CH fait bien les choses

HKN-SPO-MONTREAL-CANADIENS-V-FLORIDA-PANTHERS
Photo d'archives, AFP

Coup d'oeil sur cet article

Les occasions de parler en bien du Canadien n’ont pas été très nombreuses cette saison. Il a raté les séries pour la troisième fois d’affilée, quoi que fasse Gary Bettman. Les fans le savent dans leurs tripes. 

Mais en ces temps de guerre mondiale contre un envahisseur invisible, le CH a bien fait les choses. 

De nombreuses entreprises sont forcées de mettre des employés au chômage. Et certains travailleurs ont le ventre serré par la peur de ne pas retrouver d’emploi quand cette saloperie aura été vaincue.  

Mais au moins, les 300 employés du Groupe CH qui ont reçu un congé forcé, hier, se retrouvent dans une situation que de nombreux autres malchanceux pourraient leur envier. 

BERGEVIN ET JULIEN CONTRIBUENT 

Mes confrères vous donnent les détails de l’entente. Mais Claude Julien et Marc Bergevin, qui sont des contractuels comme les joueurs de la Ligue nationale, ont fait leur part. Julien et Bergevin ont accepté de remettre 20 % de leur salaire dans la cagnotte qui va servir à aider les travailleurs envoyés au chômage. 

Dans le cas de Julien, son salaire de 5 millions US vaut 7,25 millions canadiens. Ça veut dire qu’il reverse 120 000 $ par mois dans le fonds mis sur pied par le Canadien. Marc Bergevin joue dans les mêmes eaux. 

C’est quand même un quart de million. 

Des loustics vont dire que c’est facile de donner 250 000 $ quand on gagne des millions, je leur dirai que personne n’oblige Julien et Bergevin de le faire. Qu’ils touchent des crédits d’impôt ou non.  

Même chose pour Carey et Angela Price. Leur don de 50 000 $ vient du cœur et ne vaudra pas un contrat de commandite de plus de Pablum pour le couple.  

DES ENTREPRISES ÉTRANGLÉES 

Ce ne sont pas toutes les entreprises qui ont les coffres aussi remplis que le Groupe CH. Mais rares sont les entreprises qui se foutent de leurs employés. Tous les témoignages recueillis vont dans le sens contraire. 

Pensez-vous que les coupures dans les médias sportifs font plaisir aux dirigeants ? Ils ont négocié des contrats lucratifs, ils ont bâti des grilles horaires, pensé à des concepts d’émission et tout ce travail, tous ces investissements énormes en argent et en temps sont balayés par les dispositions obligatoires prises pour enrayer le coronavirus.  

Il y a treize jours exactement, on vivait le plein emploi. Les jeunes envoyaient paître ceux qui leur offraient des emplois à moins de 20 $ l’heure et préféraient préparer leur voyage en Asie, le Cirque du Soleil était une multinationale florissante et on se préparait à tempêter parce que le Canadien ratait encore les séries. 

Aujourd’hui, même pas deux semaines plus tard, on le félicite de bien traiter son monde qui se retrouve au chômage.  

Treize jours. Le réalisez-vous?