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Un collectif demande à Ottawa de prolonger la validité des permis temporaires

Thibault Camara, coordonnateur du Collectif étudiants et travailleurs internationaux (ETIQ), affirme lancer «un cri du cœur» à l’attention des gouvernements supérieurs.
Courtoisie Thibault Camara, coordonnateur du Collectif étudiants et travailleurs internationaux (ETIQ), affirme lancer «un cri du cœur» à l’attention des gouvernements supérieurs.

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Le Collectif étudiants et travailleurs internationaux (ETIQ) demande à Ottawa de prolonger de six mois la validité des permis temporaires d’études et de travail.

«Une prolongation permettrait que personne ne se trouve sans statut sur le territoire. La situation actuelle rend les étudiants et travailleurs étrangers très précaires financièrement et au niveau de leur statut d'immigration. Accorder six mois de prolongement automatique viendrait sécuriser leur parcours d'intégration au Québec tout en apportant le minimum de sécurité qu'on leur doit», a indiqué Thibault Camara, coordonnateur du Collectif, mercredi, au Journal.

Ce dernier a affirmé que le Canada devrait s’inspirer de pays comme la France qui a d’ores et déjà prolongé ce type de visas de trois mois.

M. Camara dit également lancer «un cri du cœur» pour que les étudiants et les travailleurs étrangers «soient intégrés de façon explicite dans toutes les mesures prises par le gouvernement et que leurs vies ne soient pas le dommage collatéral de la crise sanitaire actuelle».

«Livrés à eux-mêmes»

Affirmant que les étudiants et travailleurs étrangers sont actuellement «livrés à eux-mêmes», M. Camara a décrit une situation d’extrême vulnérabilité. «Une grande partie des étudiants internationaux se trouvent sans la possibilité de recevoir de l’argent de leur famille, de travailler pour subvenir à leurs besoins et sont menacés d’éviction par leurs propriétaires ou certaines universités», écrit le Collectif dans un communiqué.

Rappelons toutefois que le gouvernement du Québec a récemment demandé aux propriétaires d’être indulgents vis-à-vis de leurs locataires.

Les travailleurs étrangers qui ont perdu leur emploi à cause de la crise de la COVID-19 «ne sont pas tous éligibles aux programmes d’aide», regrette le Collectif.

Sur les forums de discussion en ligne, beaucoup d’intervenants se posaient des questions sur la validité de leurs permis, sur les délais de diplomation ou encore sur la légalité – ou non - de continuer de travailler à temps partiel.

Un résumé pertinent de la journée,
chaque soir, grâce aux diverses
sources du Groupe Québecor Média.