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Fermeture des chantiers: un effet domino qui pourrait frapper de nombreux locataires

Fermeture des chantiers: un effet domino qui pourrait frapper de nombreux locataires
Photo courtoisie

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Obligé de quitter son logement dans quelques jours, un couple de Québec est contraint de déménager dans sa nouvelle résidence, qui est toujours en construction, faute de plan B. Un effet domino qui risque de se répéter d’ici le 1er juillet.   

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Vincent Hubau et sa conjointe Aurélie ont fait l’achat d’une résidence neuve dans le quartier Saint-Roch en faisant affaire avec le constructeur St-Pierre-Roseberry. Après avoir eu la confirmation que sa nouvelle maison de ville serait prête le 31 mars, le couple a donc trouvé un locataire pour son appartement actuel.     

  • ÉCOUTEZ Hans Brouillette, directeur des affaires publiques à la Corporation des propriétaires immobiliers du Québec, à QUB radio:

Or, avec la mise en pause de toute activité économique non essentielle, le constructeur était contraint de fermer le chantier dès minuit, hier. St-Pierre-Roseberry est donc privé d’une semaine pour achever les travaux.    

Course contre la montre  

Bien que les travailleurs «[aient] mis les bouchées doubles pour rendre la maison conviviale», explique la vice-présidente de l’entreprise, Karine St-Pierre, la maison de Vincent et d’Aurélie n’est pas terminée. Les dernières heures ont permis de compléter les installations électriques et de faire le ménage, mais il reste encore beaucoup à faire.     

La peinture n’est pas terminée, tout comme certains éléments des salles de bain. «Moi, je suis obligé de déménager, explique Vincent, ce n’est pas idéal, mais ça sera vivable.»    

Le nouveau propriétaire explique qu’il était pris au centre d’un «effet domino» puisque ceux qui doivent prendre son appartement actuel se font mettre à la porte de leur logis.     

On leur a dit : «Le 7 avril, vous n’avez plus de contrat avec moi, le 7 avril, il faut que vous soyez sortis», raconte Vincent en résumant la problématique des futurs locataires de son appartement.     

Si l’étape que représente l’aménagement dans une nouvelle propriété est assombrie par la situation, Vincent se veut quand même lucide.     

«Ce n’est pas dramatique, au moins on n’est pas bloqués et on ne bloque pas personne.»    

Le couple est aussi heureux de pouvoir compter sur l’aide des déménageurs, considérés comme un service essentiel.    

Pour Mme St-Pierre qui a la chance d’avoir des clients compréhensifs, la situation est «angoissante».     

L’arrêt soudain de tous les secteurs d’activité a des impacts sur les sommes déjà engagées.     

«Ça peut mettre en péril une entreprise», s’inquiète-t-elle. 

Un résumé pertinent de la journée,
chaque soir, grâce aux diverses
sources du Groupe Québecor Média.