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Votre maison, de loin votre meilleur refuge financier

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Illustration Adobe Stock

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Nos revenus fondent. Nos placements dégringolent. Notre moral décline... Le même sort attend-il la valeur de notre maison ?

Justement, il y a là peut-être de quoi se consoler. 

Dans la tempête actuelle, l’immobilier résidentiel pourrait bien s’avérer un refuge au sens propre, aussi bien que financier. 

Fin de l’effervescence

La fermeture d’une partie de l’économie ne sera pas sans effet, bien sûr. Dans un premier temps, la crise freinera assurément la surchauffe. 

« De la façon dont c’était parti, on se dirigeait vers de fortes hausses en 2020 », observe l’économiste Joanie Fontaine, de JLR Solutions foncières. 

En février, le prix médian d’un condo montréalais avait grimpé de 17 % par rapport à l’année dernière, et celui d’une maison unifamiliale, de 24 %, selon des données de Royal LePage ! Du délire ! 

Encore la semaine dernière, les chiffres étaient au vert foncé, affirme Dominic St-Pierre, vice-président et directeur général, Québec, de la firme de courtage. 

« On avait atteint un niveau d’effervescence inquiétant », dit-il.

À l’heure actuelle, des vendeurs ont commencé à retirer leur maison du marché. L’offre, déjà restreinte, devrait se contracter.

En parallèle, les visites libres en personne ne sont plus permises, et à part des exceptions, les acheteurs potentiels se montrent moins enthousiastes. Les circonstances sont nettement moins propices à la surenchère, ce qui devrait faciliter la vie des acheteurs persévérants. 

Solide dans la crise

Bien que la situation actuelle soit incomparable, on ne peut résister au jeu des comparaisons. 

La crise financière de 2009 a été douloureuse. Elle a provoqué de nombreuses pertes d’emplois, le taux de chômage s’est maintenu au-dessus de 8 % durant plus d’un an et demi au Québec. Tandis que la Bourse reculait de moitié, les valeurs dans l’immobilier n’ont pas cessé leur progression.

Le prix médian des maisons unifamiliales au Québec est passé de 179 000 $ en 2008 à 200 000 $ en 2010. 

La tendance a été identique sur le marché des copropriétés. 

Cela ne garantit pas que les valeurs immobilières vont se maintenir. Les prix pourraient baisser dans les régions. 

Conseils

  • Pour les acheteurs, surtout les aspirants propriétaires, il y a peut-être une occasion qui se présente à vous. Faites des offres, soyez opportunistes. 
  • Pour les vendeurs, si vous avez mis votre maison en vente avant l’intensification de la crise, pensez à la retirer du marché. Les conditions pourraient être meilleures dans quelques mois. 
  • Vous venez d’acheter à fort prix, ne vous préoccupez pas de la valeur que prendra ou non votre maison. Profitez de son confort, ça sert à ça une maison.