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Banque alimentaire : Hausse de 25% des demandes à Pointe-Saint-Charles

Banque alimentaire : Hausse de 25% des demandes à Pointe-Saint-Charles
GUILLAUME CYR/24 HEURES/AGENCE QMI

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La banque alimentaire Partageons l’espoir, à Pointe-Saint-Charles, est bien occupée alors que la demande a bondi de 25% depuis le début des mesures de confinement. 

Habituellement, l’augmentation varie plutôt autour de 4% par semaine, affirme la directrice générale de l’organisme, Stéphanie Taillon. 

«Il y a un lien à faire avec le coronavirus. Les gens sont plus anxieux et stressés avec la perte de leurs emplois», explique-t-elle, en ajoutant que l’organisme ne demande pas de preuve de revenus. 

L’organisme Partageons l’espoir reçoit en temps normal 120 commandes par semaine, mais doit actuellement conjuguer avec plus de 180 commandes et 40 livraisons à domicile. 

«Les gens passent au rendez-vous toutes les 15 minutes et on place les boîtes à l'extérieur pour ne pas entrer en contact. On prépare les commandes avec des produits frais et sains», résume la directrice générale tout en s’occupant des commandes pour ne pas prendre du retard. 

Seulement les employés

Depuis le début de la crise, les employés sont restés, mais la directrice générale a demandé aux bénévoles de ne plus se présenter, car plusieurs étaient à risque. «Avec la demande, nous allons peut-être ajouter un ou deux employés», a-t-elle expliqué. 

L’organisme communautaire, qui propose plusieurs programmes pour le quartier, a aussi dû cesser ses autres programmes et s’occupe désormais que du volet banque alimentaire d’urgence, passant de deux à quatre jours de service. 

Faire attention

La directrice générale indique aussi que c’était un «beau message» du gouvernement que d’inciter les jeunes à faire du bénévolat dans les banques alimentaires, mais elle se questionne sur les mesures d’encadrement. 

«Il faut faire attention pour ne pas contaminer les aliments, les employés. Je veux bien faire confiance aux gens, mais il faut faire attention avec les mesures de salubrité», juge-t-elle.