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Barreau du Québec: les futurs avocats dans l’incertitude

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Alors que la justice tourne au ralenti, les futurs avocats du Québec craignent aussi de ne pas pouvoir exercer leur profession puisque l’École du Barreau n’a pas encore pris de décision pour terminer la formation au printemps.  

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Dans une lettre envoyée mercredi, quelque 345 signataires des associations étudiantes des quatre centres de l’École du Barreau ont fait part de leurs revendications aux principaux dirigeants, notamment le bâtonnier du Québec, Me Paul-Matthieu Grondin.    

Pour être avocat au Québec, il faut détenir un baccalauréat en droit et réussir ensuite la formation professionnelle et pratique de l’École du Barreau, d’une durée de quatre ou huit mois.    

«Dans le contexte actuel, la crainte que suscite la pandémie réduit notre capacité à préparer adéquatement l’ensemble de la matière nécessaire à la réussite de l’évaluation finale. Certains ont d’ailleurs mentionné être carrément incapables de se concentrer», affirme le groupe de finissants.    

Incertitude  

La situation personnelle des étudiants diffère également d’un cas à l’autre : enfants à la maison, services de garde fermés, perte d’emploi, proches à s’occuper, bail à respecter.    

«Même si l’École du Barreau propose certaines mesures, elle demeure silencieuse quant aux modalités entourant la tenue de l’évaluation finale», ajoutent les futurs avocats.    

Les activités du Barreau sont suspendues depuis deux semaines. Au sortir de la crise, le Québec pourrait avoir besoin de procureurs afin de relancer les dossiers en attente dans les palais de justice.    

Les responsables de l’École du Barreau poursuivent leur réflexion. «Nous reconnaissons qu’aucune piste de solution ne pourra convenir à tous les étudiants. Donnez-nous le temps de vous revenir avec tous les détails», a notamment répondu la directrice Me Jocelyne Tremblay.    

Un examen à distance dans la première semaine du mois de mai pourrait être possible. Les discussions ne sont pas terminées.