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COVID-19: couvre-feu total prolongé de deux semaines en Irak

COVID-19: couvre-feu total prolongé de deux semaines en Irak
AFP

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Les autorités irakiennes ont annoncé jeudi prolonger le couvre-feu total de deux semaines après que le nouveau coronavirus a tué 29 personnes et contaminé près de 350 autres dans un pays au système de santé indigent. 

• À lire aussi: Les derniers développements de la pandémie

Les établissements scolaires et universitaires ainsi que l’ensemble des aéroports du pays restent également fermés en Irak, frontalier de l’Iran où le virus a déjà tué plus de 2000 personnes. 

Les chiffres annoncés par les autorités irakiennes pourraient être bien inférieurs à la réalité car seuls 2000 tests environ ont été menés dans ce pays de 40 millions d’habitants, où un nouveau pèlerinage chiite est prévu le 8 avril. 

Le précédent avait rassemblé la semaine dernière des dizaines de milliers de personnes bravant le couvre-feu en place dans plusieurs provinces depuis une dizaine de jours. 

Les plus hautes autorités chiites ont interdit les prières collectives et les rassemblements. Après avoir refusé la fermeture des lieux saints et appelés à maintenir prières collectives et pèlerinages, le leader chiite Moqtada Sadr appelle désormais ses très nombreux partisans à rester chez eux. 

En raison des guerres qui ont secoué l’Irak quasiment sans interruption depuis quatre décennies et des violences faites aux soignants par des proches de patients peu satisfaits d’un diagnostic ou voulant venger un décès, de nombreux médecins ont fui l’Irak ces dernières années. 

Quant aux hôpitaux, ils sont dans un état de délabrement avancé, comme en témoignent les nombreuses vidéos sur les réseaux sociaux y montrant du matériel vétuste ou en panne, une hygiène laissant à désirer ou même des animaux entrant et sortant sans être inquiétés. 

Et l’Irak doit gérer la crise sanitaire qui se profile sur fond de marasme politique et social avec un gouvernement chargé des affaires courantes qui se maintient faute de remplaçant et un ministre de la Santé qui accuse son cabinet de lui refuser des fonds, même minimes.

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