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Des enseignants s’opposent aux négociations accélérées

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Les enseignants membres du mouvement «À bout de souffle... ça suffit!» s’opposent à la reprise des négociations en version accélérée entreprise par le gouvernement Legault avec la fonction publique. 

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Dans une lettre qui a été acheminée au ministre de l’Éducation, Jean-François Roberge, ses porte-parole dénoncent la «pression inimaginable» imposée aux enseignants et à leurs représentants syndicaux dans le contexte actuel. 

«Nous ne prétendons aucunement être insensibles aux principales préoccupations de la population et c’est exactement la raison pour laquelle nous exigeons le report des négociations. Laissez-nous la chance de poursuivre en ce sens sans être dans une position de négliger les intérêts de partis concernés», affirment Geneviève Groleau et Sabrina Duval. 

Mme Groleau représente les enseignants et le personnel déjà en poste alors que Mme Duval s’exprime au nom des étudiants en éducation. 

«Vouloir négocier en ces temps difficiles est tout simplement un signe de mauvaise foi quant à l’importance accordée aux négociations du secteur public. La confiance se gagne quand les promesses se tiennent», ajoutent-elles. 

Le mouvement À bout de souffle... ça suffit! est né dans la foulée de l’adoption sous le bâillon de la loi 40. Il compte un peu plus de 200 membres qui se disent prêts à démissionner si les conditions de travail en enseignement ne changent pas de façon significative. 

«Bien que le contexte actuel soit difficile, nous demeurons fermes sur notre position à l’effet que nous quitterons le milieu de l’éducation si le résultat de la présente négociation ne répond pas à notre attente. Veuillez noter que cette démission ne serait effective qu’à la fin de la présente crise afin de ne pas surcharger les réseaux déjà encombrés par celle-ci», précisent les auteurs de la lettre. 

Le Devoir rapportait mercredi que les négociations ont repris entre les syndicats et le gouvernement Legault afin d’en arriver à une entente d’ici dimanche, dans un contexte de crise. 

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