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Le plus fier des Dodgers

Le plus fier des Dodgers
Photo AFP

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Personne n’est plus habitué d’assister aux matchs des Dodgers de Los Angeles que l’ancien gérant de l’équipe Tom Lasorda, qui est une figure très appréciée parmi les partisans. Pour la première fois depuis un bon bout de temps, l’homme de 92 ans n’a pu venir saluer la foule lors de cette journée d’ouverture des activités dans le baseball majeur.

Les officiels de la MLB n’ont eu d’autre choix que de repousser le début de la saison régulière en raison de la pandémie du virus COVID-19. Presque une fête nationale à la grandeur des États-Unis, l’«Opening Day» doit être célébré à la maison, et c’est également le cas pour Lasorda.

«Je ne sais même pas ce qui se passe avec le monde. [...] Heureusement, j’ai la télévision. J’en ai besoin plus que jamais», a confié celui qui a été gérant des Dodgers de 1976 à 1996 au quotidien «Los Angeles Times», mercredi.

«Je crois que ce pays s’en sortira. Il est trop fort et trop grand pour cela.»

Sa septième manche

Lors de la plupart des rencontres disputées au Dodger Stadium, Lasorda fait une apparition sur l’écran géant lors de la septième manche. Il reçoit alors une ovation chaleureuse de tous les partisans, qui connaissent bien celui qui a permis à la ville des anges de mettre la main sur deux Séries mondiales pendant son règne.

«Je vais vous dire, [sans les Dodgers] je serais vraiment perdu, a indiqué le membre du Temple de la renommée du baseball. Je ne saurais pas quoi faire. Ça me donne l’opportunité de rester avec les gens, d’essayer de les aider, eux et les Dodgers. C’est à ça que je sers.»

Trop fier pour s’avouer vaincu aussi facilement, Lasorda est convaincu que les Américains retrouveront leur passe-temps national bien assez vite et qu’il ne faut pas perdre espoir.

«Je suis privilégié et honoré d’être ici parmi les partisans. Les amateurs sont la meilleure chose au monde, a-t-il mentionné. Ils aiment sortir et aller voir les Dodgers jouer. Nous sommes au point où nous ne sommes plus en mesure de le faire. Nous devons retourner sur le droit chemin.»