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Covid-19 : Bonjour le monde. Il faut qu’on se parle.

Covid-19 : Bonjour le monde. Il faut qu’on se parle.
Photo Agence QMI, Joël Lemay

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La crise du coronavirus se prolonge. La Covid-19 étant une pandémie mondiale, nul ne sait encore quand la crise prendra fin.  

Les experts s’entendent néanmoins sur une chose vitale – vitale dans le plein sens du mot : mieux les citoyens suivront les consignes de la Santé publique avec rigueur et autodiscipline, aussi exigeant que cela soit, moins longue sera la tempête et moins le virus coûtera de vies. Ce virus étant extrêmement contagieux, cela tombe en effet sous le sens.  

La bonne nouvelle est que les citoyens sont plus nombreux à respecter ces consignes.  

La moins bonne nouvelle est qu’il en reste encore trop qui ne le font pas.  

Tout particulièrement la fameuse règle dite de distanciation sociale. Laquelle nous demande de garder une distance d’au moins deux mètres entre chaque personne. Et encore plus quand on doit sortir pour aller à l’épicerie, à la pharmacie, donner ou offrir des services essentiels, faire du bénévolat, ou tout simplement pour prendre une marche.  

La raison en est simple.  

Selon les experts, les gouttelettes que projettent dans l’air une personne contagieuse – ces gouttelettes sont très contagieuses -, peuvent être projetées jusqu’à deux mètres de distance. Si ces gouttelettes pénètrent par notre nez, notre bouche ou nos yeux, le risque de contagion devient exponentiel. D’où l’importance de garder sa distance des autres et de le faire rigoureusement.  

Bref, pour les personnes qui suivent les consignes de la Santé publique, bravo! Nous contribuons tous ainsi à ralentir la propagation du coronavirus et ce faisant, à sauver des vies. Ce n’est pas rien!  

Mais pour tous les autres, ceux qu’on appelle les récalcitrants – du moins, s’ils ne le sont pas parce qu’ils ont une limitation cognitive ou autres -, désolée, mais faut qu’on se parle!  

Je suis Montréalaise. Je vis dans un quartier très central de la ville. Je ne parlerai donc que de ce que j’observe moi-même. Mais si je le fais, c’est aussi parce que ce que je vois quand je dois sortir – je reste chez-moi la plupart du temps comme tant d’autres -, de nombreux autres internautes l’ont aussi rapporté sur les médias sociaux.  

Montréal, disons-le également, connait une progression inquiétante de la Covid-19 au point où les autorités doivent même réfléchir à la possibilité de confiner la ville au grand complet.  

En d’autres termes, la situation est SÉRIEUSE. L’auto-responsabilisation des citoyens est cruciale. Pensons à protéger les autres en nous protégeant nous-mêmes. Soyons solidaires.  

MÉMO AUX RÉCALCITRANTS :  

Sur les trottoirs : SVP, tassez-vous de deux mètres quand vous voyez une autre personne approcher dans votre direction ou quand vous marchez derrière une autre personne.  

Aux joggeuses et aux joggeurs. SVP, tassez-vous de deux mètres, ce qui vous permettra de ne PAS frôler ou pis encore, de souffler dans le visage d’une autre personne quand vous passez trop près à côté d’elle.  

Aux cyclistes – qui se multiplieront bientôt -, SVP, restez sur les pistes cyclables et ne circulez JAMAIS sur les trottoirs et ce, sous aucun prétexte.  

À l’épicerie et à la pharmacie, SVP, tassez-vous de deux mètres de tout le monde, clients et employés. N’oubliez pas deux éléments majeurs. Primo, ces autres clients sont comme vous. S’ils sont là c’est qu’ils doivent se nourrir ou se procurer des items importants à la pharmacie. Deuxio, tous ces employés mettent leur propre santé à risque pour vous servir. En échange, ne les mettez pas en danger et SVP, restez poli.  

À nous tous, lorsqu’on croise un ou plusieurs «récalcitrants», restons polis, mais disons-leur clairement, en étendant le bras pour marquer la distance, de se tasser et de le faire vite. Appelons-ça de la pédagogie citoyenne.  

Pour tout le monde, ajoutons-y quelques sourires pour adoucir un climat de plus en plus tendu.  

Et surtout, lorsqu’on est à l’extérieur, y compris en train de marcher, ou dans un commerce, NE PAS SE SERVIR DE SON IPHONE parce que cet objet nous distraie dangereusement.  

Parce qu’il est une distraction majeure, notre IPhone nous empêche de prendre et de garder pleinement conscience de notre environnement physique immédiat. Celui-là même où d’autres humains comme nous se trouvent.  

Ne vous gênez pas non plus pour passer le message...