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Des Québécois coincés en Inde craignent pour leur vie

Les voyageurs déplorent l’inaction du gouvernement devant leur situation

Coronavirus - Covid-19
Photo courtoisie Rémi Tremblay espère être rapatrié de l’Inde rapidement avant que la situation ne se détériore davantage.

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Piégés en Inde où les touristes sont blâmés pour la crise du coronavirus, des Québécois craignent de manquer de vivres et de subir des sévices corporels s’ils ne sont pas rapatriés bientôt.   

• À lire aussi: Un gros défi pour rapatrier les Canadiens  

• À lire aussi: Appel à l’aide en provenance de l’Inde 

« Être touriste, ça devient un danger, parce qu’on nous associe au virus, dit Rémi Dion. La tension est palpable, nous ne sommes pas les bienvenus en ce moment. »   

L’homme de 31 ans était en Inde pour poursuivre des études universitaires en intelligence artificielle.    

Il soutient qu’environ 15 000 Canadiens se trouveraient en situation précaire et urgente en Inde, selon le registre des Canadiens à l’étranger. De nombreux hôtels et auberges ont dû fermer leurs portes, limitant les possibilités pour les touristes.    

« Je suis dans une petite ville, on ressent beaucoup de tension envers les touristes, ajoute pour sa part le voyageur Rémi Tremblay. J’ai vu des locaux nous crier “retourne chez toi, coronavirus” [...] Les premiers cas contaminés en Inde étaient des touristes italiens. »   

S’il est difficile de se loger, plusieurs Québécois craignent aussi de manquer d’eau et de nourriture, puisqu’ils ne peuvent pas sortir aller en chercher.   

Battu à mort  

« Un Indien de 32 ans a été battu à mort cette semaine parce qu’il était sorti acheter du lait, alors qu’il n’avait pas le droit », affirme M. Tremblay.    

Depuis le 12 mars, le barman de 31 ans tente activement de revenir au Québec, sans succès. L’Inde a annoncé une fermeture complète de tous les établissements, incluant les services essentiels, il y a près d’une semaine.    

« Une pharmacie était restée ouverte malgré les ordres du gouvernement, pour subvenir aux besoins des gens. Des policiers ont battu et chassé les locaux. Chaque jour, le cran du stress du pays augmente », ajoute-t-il.    

Après un premier vol annulé pour des difficultés techniques, le voyageur explique qu’il a réussi à obtenir un second billet pour le 24 mars. Son vol a cependant été annulé moins de 24 h avant le décollage.    

Inaction gouvernementale  

« J’ai pris mes mesures pour sortir du pays plusieurs fois. Là, j’ai pour 3000 $ ou 4000 $ en crédit voyage qu’il me faudra utiliser dans la prochaine année, puisque les billets ne sont pas remboursables », soupire-t-il.   

M. Tremblay dit avoir tenté d’obtenir de l’aide de l’ambassade canadienne et déplore leur inaction.    

Il dit craindre d’être pris dans le pays étranger pour plusieurs mois encore.   

« On n’a aucun moyen de se rendre à l’aéroport sans être illégal. Il n’y a plus de bus, de taxi, de train, etc. Il y a des familles canadiennes ici, des gens qui sont dans le besoin. Il faut faire quelque chose », conclut-il.   


En Inde, on dénombrait officiellement 887 cas de contamination, vendredi. Un des premiers cas recensés au Québec était un voyageur de Mont-Laurier qui revenait de ce pays.

Un résumé pertinent de la journée,
chaque soir, grâce aux diverses
sources du Groupe Québecor Média.